‹ La Méthode de l'Économie PolitiqueChapitre 54 sur 102 · AT LES · texte numérisé non relu

AT LES

découvrir cequ'elles sont ;ce qui,pourpeuqu’ons’éloigne des cas les plus simples et les plus accessibles, est presque impossible à faire avec précision. » Pour monirer que les quatre méthodes d’induction sont inapplicables, Mill raisonne sur un exemple emprunté précisément à l’économie politique : l'influence de la législation commerciale restrictive ou prohibitive sur la richesse nationale.C’était déjà l’exemple qu’il avait choisi dans l’Æssar.

Toute l’argumentation repose sur deux doctrines exposées dans le III: Livre, mais dont les faits sociaux constituent l’application principale : la théorie de la pluralité des causes et celle de la composition des causes (ou du mélange des effets). Ces dénominations ne sont pas parfaitement claires par elles-mêmes ; il faut préciser leur sens, et distinguer les deux séries de cas, auxquels Mill applique ces termes.

1° Pluralité des causes. — « Il n’est pas vrai que le même phénomène soit toujours produit par la même cause ; l'effet a peut quelquefois provenir de A, quelquefois de B (1). » Nous verrons que c’est parce que c'est là le cas des faits sociaux, tels que la richesse d'une nation, qu'on ne peut pas leur appliquer la méthode de concordance.

2 Composition des causes. — Les effets de causes différentes peuvent être mêlés, et cela de deux fagons : comme en chimie, ou comme en mécanique. Nous connaissons la distinction (2) ; c’est le second

Page 1