‹ La Méthode de l'Économie PolitiqueChapitre 64 sur 102 · Logique, 1, VI, ch. VIII, 8 3,t, II, p · texte numérisé non relu

Logique, 1, VI, ch. VIII, 8 3,t, II, p

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«ils auraient appliqué leurs principes avec toutes sortes de restrictions. Mais des restrictions ne sont pas ce qu'il faut ici... c’est un procédé antiphilosophique de bâtir une science avec un petit nombre des agents qui déterminent lesphénomènes, et d’abandonner le reste à la routine et aux conjectures. IL faut ou ne pas prétendre à une forme scientifique, ou étudier spécialement tous les agents déterminants, et essayer, autant que possible, de les faire entrer tous dans l’enceinte de la science ; sans quoi on accordera infailliblement trop d'attention à ceux dont la théorie tient compte, pendant qu’on négligera, et qu'on méconnaîtra probablement l'importance des autres.»

Ainsi l’erreur de Bentham et de James Mill fut de ne pas tenir compte de la complexité des faits sociaux, de la multiplicité des causes dont ils sont les effets. Au moment où nous allons aborder l'exposé de la méthode de Mill, à laquelle on a reproché souvent d'être abstraite, de ne considérer qu'un aspect des choses, il n’était pas indifférent de montrer que Mill, s’il n’a pas entièrement évité le danger, l’a du moins clairement aperçu. Nous verrons plus loin comment l’idée qu’il en a eue l’a conduit à concevoir la valeur des résultats obtenus par l’économie politique : une science « abstraite » ne saurait conduire qu’à des conclusions « hypothétiques ». Les réflexions que Mill put faire sur la méthode pratiquée par son père contribuèrent certainement à lui donner un

juste sentiment de la complexité de la vie sociale,

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