Logique, 1. VI, ch, EXASMACe TI Ip. 4897 2, Taïne, p
les procédés de l'induction ordinaire ; puis, supposant le concours de deux ou plusieurs de ces causes, nous concluons d’après leurs lois connues quel devra être leur effet total. Nous vérifions ensuite si le mouvement donné est exactement semblable au mouvement prédit, et si cela est, nous l’attribuons aux causes d’où nous l’avons déduit. Ainsi, pour découvrir les causes des mouvements des planètes, nous recherchons par des inductions simples les lois de deux causes, l’une qui est la force d’impulsion primitive dirigée contre la tangente, l’autre qui est la force accélératrice attractive. De ces lois induites, nous déduisons par le calcul le mouvement d’un corps qui serait soumis à leur sollicitation combinée, et vérifiant que les mouvements planétaires observés coïncident exactement avec les mouvements prévus, nous concluons que les deux forces en question sont effectivement les causes des mouvements planétaires. »
On voit que cette méthode comporte trois moments essentiels : 1° la détermination des éléments dont se servira la déduction ; 2° la déduction elle-même ; 3° la vérification, confrontation des résultats de la déduction avec les faits. —Ce qui fait la valeur de la méthode, c'est la collaboration des procédés a priori et des procédés a posteriori. À maintes reprises, Mill a insisté sur la nécessité impérieuse de la vérification. Dès 1829, il écrivait à Gustave d'Eichthal (1), en critiquant le Traité de politique positive de Comte, et