‹ La Méthode de l'Économie PolitiqueChapitre 70 sur 102 · The letters of John Stuart Mill, t. I, p · texte numérisé non relu

The letters of John Stuart Mill, t. I, p

3. Examen de la philosophie d'Hamilton, p. 68 et surtout p.166 sqq. — cf. aussiun résumé des opinions de Mill sur ce pointdans l’Autobiographie, ch. VII, p. 216; cf. ibid., p. 262,

de la philosophie empiriste ou phénoméniste, comme était Mill, c’est en définitive à l’expérience qu'on doit demander les éléments de la déduction.

On aurait pu imaginer que l'expérience sociale, l'expérience économique fournissent quelques notions simples, fondamentales, dont tout le reste se déduirait. Mais nous savons que, pour Mill, l’expérience spécifique est impossible, ou du moins très difficile en matière sociale (1). Si la science sociale est possible, c'est seulement parce qu'elle est une science dérivée : elle empruntera ses éléments à la psychologie et à l’éthologie. Il est visible, icisurtout, que Mill a pris pour type de la science sociale l’économie politique telle qu’elle avait été comprise par les classiques :science déductive fondée sur des données psychologiques. Mais il ne s’est pas borné àexprimer leurs conceptions : il à généralisé leur méthode en en faisant la méthode de toutes les sciences sociales particulières ; et il l’a complétée en juxtaposant à la psychologie l’éthologie.

IL est facile de voir ce qu'était pour Mill la psychologie ; il s’est longuement expliqué à cet égard dans le sixième livre de la Logique (2) ; il accepte la conception associationniste, développée d’abord par Lo-

cke (3) et par Hartley (4),exposée avec de nombreuses

1. Elle fournira pourtant quelques données ; voir plus loin, $ 4, ce qui se rapporte à la statistique.

2, Logique, 1. VI, ch. IV, t. II, p. 433 sqq.

Page 1