Belot, p. 41, n
illustrations dans l’Analysis of human mind de James Mill, œuvre à laquelle il renvoie ses lecteurs (1). Toute impression subie par la conscience laisse en nous une idée ; et ces idées, ou états mentaux secondaires, sont réveillées par nos impressions ou par d’autres idées, soit en raison de leur ressemblance avec les premières, soit parce qu’elles ont été données simultanément ou en succession immédiate avec elles, C’est la méthode expérimentale qui a permis d’établir ces lois fondamentales. Quant aux faits plus complexes, ils sont analogues tantôt aux phénomènes chimiques, et tantôt aux phénomènes physiques ; ce qui fait que l'expérience spécifique et la déduction auront chacune leur part dans leur étude. Telle est l’idée que Mill se fait de la psychologie : quel usage en a-t-il fait en réalité ? Pour le savoir, il faut consulter son grand ouvrage économique.
Dans les Principes, Mill ne se sert pas aussi constamment qu’on pourrait le croire des doctrines relativement précises de la psychologie associationniste ; elles n’ont dans sontraité qu'une place accessoire dont On pourra juger par l’exemple suivant (8YS
Mill énumère les circonstances qui favorisent en Angleterre l'accroissement du capital. Le goût du plaisir incite à la dépense et fait obstacle à cet accroissement, inversement l'absence d’un goût véritable pour le plaisir favorise cet accroissement. En An-