Logiquc, 1. VI, ch. [VOS St ATP
?. Principes, 1, I, ch. XI, $ ADO pr 201,
gleterre, remarque Mill, on rencontre une extrème inaptitude pour lesjouissances personnelles, due peutêtre à l'influence du puritanisme. Mais d’autre part la formation du capital rencontre un obstacle: « l’association d’idées est si prononcée entre l'importance personnelle et les signes de la richesse que le désir stupide de paraître dépenser largement a la force d’une passion parmi des classes nombreuses d’une nation qui recueille moins de plaisirs que peut-être aucune autre du monde de l’argent qu’elle dépense. »
Ce que nous trouvons là, c’est une notion précise, une analyse assez rigoureuse. Plus souvent Millutilise simplement la conception de l’homo æconomicus, guidé par le désir du gain et la crainte de l'effort. C’est une notion qui fut développée surtout par les moralistes utilitaires, et les économistes ; elle fut accueillie avec bienveillance par le bon sens vulgaire ; il faut bien la classer pourtant parmi les conceptions d'ordre psychologique. Infiniment nombreux sont les textes des « Principes » qui l’utilisent. Nous citerons seulement à titre d'exemple le passage dans lequel Stuart Mill rend compte du phénomène de l'intéret (1) : « Celui qui possède une accumulation de provisions peut la dépenser à son aise dans l’oisiveté, ou en nourrir d’autres hommes quile serviront, ou qui se battront pour lui, ou qui danseront et chanteront pour lui. Mais qu'au lieu d’en faire un tel usage, le possesseur de cette accumulation l'aban-