‹ La Méthode de l'Économie PolitiqueChapitre 73 sur 102 · Principes, 1. I, ch. II, $2,t. I, p · texte numérisé non relu

Principes, 1. I, ch. II, $2,t. I, p

donne à des travailleurs producteurs pour les nourrir pendant leur travail, il aura le pouvoir, et s’en prévaudra assurément, de demander une récompense tirée de la production mème. Il ne se contentera pas d’une simple restitution, car s’il ne recevait rien au delà, il se retrouverait exactement dans la position où il était avant, et n’aurait tiré aucun avantage pour avoir attendu et remis d'une année l’application de son épargne à ses propres jouissances. Il demandera donc une compensation pour cette privation ; il demandera que cette épargne lui soit remboursée avec accroissement, avec bénéfice. » On reconnaît dans cette argumentation la fameuse arithmétique benthamiste, caleul appliqué aux plaisirs, et dans lequel on tient compte de la probabilité et de la proximité, aussi bien que de l’intensité et de la durée.

Il faut reconnaitre qu’au lieu de données psychologiques Stuart Mill utilise souvent des observations de sens commun, des notions qui n’ont rien de scientifique. Ainsi il se demande pourquoi la division du travail est productive (1). C’est d’abord en raison des elfets de l’habitude, qui permet d'exécuter de façon plus rapide et plus sûre la tâche accoutumée. Adam Smith ajoutait que l’on économisait le temps employé à passer d’une besogne à une autre : l’idée ne plaît pas beaucoup à Stuart Mill qui pense, comme Fourier, que la variété des occupations est reposante, et fa-

vorise la productivité. Les deux remarques sont jus-

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