Logique, L. c.,S 6,t, II. p
nes circonstances ; ce qui est vrai, c’est que l'habitude du mensonge devientuniverselle, lorsqu’existent universellement certaines circonstances, celles spécialement qui produisent un état constant de défiance et de crainte (4). — On voit, par cet exemple, ce que seraient les lois éthologiques.
L’éthologie n'ayant pas été vraiment constituée comme science, il est assez difficile de montrer par des exemples précis ce qu’elle aurait pu fournir à l'économie politique. Pourtant l’idée générale que nous venons d'en donner permet de soupçonner l'importance de son rôle.C’est surtout par l’intermédiaire des lois éthologiques que les principes de la psychologie devraient permettre d'expliquer la vie sociale: celle-ci dépend en effet surtout des éléments permanents du caractère tels qu'ils résultent de l’action des circonstances sur l’esprit humain. — On peut citer,comme exemple de considérations éthologiques utilisées en économie politique,le chapitre danslequel Mill étudie l'influence sur la productivité des qualités intellectuelles et morales des producteurs (2). Mill ne peut s’appuyer sur de véritables lois scientifiques, puisque l’éthologie n’existe pas comme science; mais il s’appuie sur des observations, ayant aspect de « lois empiriques »,et qui sont suffisamment rattachées aux principes de la nature humaine pour donner quelque idée du rôle que pourraient jouer de véritables lois