À. Comte el le Positivisme p
en économie politique, comme dans toutes les sciences sociales particulières, le conduisait à des vérités abstraites. Mais ilse rendait compte que c'était là une imperfection. Il eut le souci de se préserver, par une vérification d'ordre historique, des erreurs inhérentes à la pratique d’un procédé purement abstrait et déduetif, IL a voulu tenir compte. dans l'application des lois, des circonstances de tempsetde lieu. IL a admis que les faits économiques sont solidaires de tout l'état social. IL a eu enfin l’idée du progrès humain.
Nous devons ajouter que, dans un grand nombre de passages des Principes, se manifeste cette préoccupation de tenir compte de la réalité historique concrète. Ainsi, lorsque Mill aborde l’étude de la productivité des agents producteurs, il commence par développer cette idée que « la terre, le travail et le capital sont différemment productifs dans des pays el à des époques differents »(1). Ainsi encore, lorsqu'il étudie les conditions d’accroissement du capital, il nous explique longuement, en citant beaucoup d'exemples empruntés à un livre de Rae, que la disposition à épargner est une de celles qui varie le plus selon les conditions d'existence et l'élat de la société (2). Ainsi encore, lorsqu'il étudie la propriété paysanne, il nous rapporte les résultats d’une vérita-
ble enquête sur sa situation en Suisse, en Norvège,