A Balzac Lellre citée dans l'édit. Uarty-Laveaux
pas suivis; après y avoir songé, Corneille trouva plus beau de désarmer les critiques en les satisfaisant, que de les réduire au silence par un nouveau chef-d'œuvre irrégulier. Il conçut et exécuta, dans les deux années 1059 et 1640, deux tragédies, Horace et Cinna, avec le suuci d'être, celte fois, irréprochable.
Faut-il le louer de cette conversion aux Règles et nous en réjouir? Presque tout le monde, aujourd'hui, la regrette. Sainte-Beuve, qui goûtait dans les écrivains l'humeur et la verve, aurait souhaité que l'auteur du Cid s'obstinât dans sa belle insouciance des poétiques étroites1. Ceux que délecte la jeunesse d'allure de ce premier chef-d'œuvre sont du même avis; en passant aux tragédies plus dépouillées et serrées qui suivirent, ils murmurent : C'est dommage! Libre d'entraves, Corneille eût suivi les inspirations de son génie et tenté des routes hardies
11 est vrai, les règles que « les habiles » de 1040 liraient d'Aristote (compris tout de travers) sont arbitraires et caduques. Le scrupule de les observer fit dépenser beaucoup d'ingéniosité en pure perle. Et d'ailleurs, même raisonnables, il eût fallu les repenser, les retrouver en soi, au lieu de les tirer telles quelles d'un vieux livre, pour qu'elles fussent autre chose qu'un artifice puéril.
Cependant, toutes fausses, gênantes et vaines que