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malhonnêteté, et vous méritez d'être mis hors partie1. 4. Dans la discussion sur un point de fait il se faut obliger et il faut obliger les autres à prendre « les voies naturelles pour faire croire un point de fait, qui sont de convaincre les sens », et, par exemple, « de montrer dans un livre les mots que l'on dit y être2 ». Cette règle est d'une telle simplicité qu'on ne s'en éloigne pas sans en devenir quelque peu suspect. « Voilà une manière bien facile et bien prompte de vider les questions de fait où l'on a raison.... Les choses de fait ne se prouvent que par les sens.... Les yeux en sont les légitimes juges; comme la raison l'est des choses naturelles et intelligibles, et la foi des choses surnaturelles et révélées3 ». Il n'est point d'autorité qui soit autorisée contre cela. Les bulles des papes n'y peuvent rien : «... Les papes ne donnent de force à leurs bulles qu'à mesure qu'elles sont appuyées sur des faits véritables; ce ne sont pas les bulles seules qui prouvent la vérité des faits; mais, au contraire, c'est la vérité des faits qui rend les bulles
1. Cette confusion volontaire ou non, entre la que?tion de fait et la question de droit est des plus fréquentes en effet. « A-t-il fait cela 7 — Oh! non, ce serait trop fou. — Ya-t-il pleuvoir? — J'espère que non, ce serait trop triste pour mon chapeau neuf,.. », elc. Dans chacune de ces propositions, deux questions d'ordre divers sont confondues. Il faut veiller à se corriger de cette faute de raisonnement. Sinon, l'on ne s'en aperçoit plus quand on erre dans les discussions graves.
2. XVIII, p. 258. Toute cette dix-huitième Lettre est d'un rationalisme critique très digne d'altention.