lbid., p
DESJARDI2CS. METH. CL. 11;.
sais que c'est le propre de la haine et de l'animosité, et qu'on ne doit jamais le faire, à moins qu'il y en ait une nécessité bien pressante....1 » Il sait surtout que l'emploi d'un tel moyen, s'il s'y était abaissé, aurait été contre lui une preuve décisive que ce qui l'inspirait ce n'était point le zèle du Dieu de vérité, qui est encore le Dieu de charité. « L'esprit de charité, dit-il, porte à avoir dans le cœur le désir du salut de ceux contre qui on parle2. » Voilà comme il en juge selon la morale chrétienne. Et non seulement il eût manqué à se justifier lui-même en manquant à la charité envers autrui; il eût agi à contre fin des desseins de Dieu, qui veut l'union entre les hommes, et non la dispersion, l'opposition, l'inimitié. Son objet dernier, conforme à cette volonté de Dieu, ce n'est donc pas la guerre, c'est la réconciliation de ceux qu'il combat avec lui-même, et avec la vérité. « Je voudrais bien que ce que je vous dis servît non seulement à me justifier, ce serait peu; mais encore à vous faire sentir et abhorrer ce qu'il y a de corrompu dans les maximes de vos casuistes, afin de nous unir sincèrement dans les saintes règles de l'Évangile, selon lesquelles nous devons tous être jugés3. •»
Au reste, il n'y a de réconciliation possible entre