‹ La Methode Des Sacs De CollodionChapitre 5 sur 28 · NID ES · texte numérisé non relu

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des bouillies en putréfaction si l'on veut obtenir des produits

solubles plus actifs. |

Celli et Valenti précipitent des cultures en bouillon au moyen de l'alcool, et ils obtiennent, sous forme d’un mélange de protéine el de toxine, une substance virulente qui leur a | servi à des essais d’immunisation.

Nous avons passé en revue dans Le chapitre précédent les effets des toxines des bacilles d'Eberth et Coli, les interprétations qu'en ont données les expérimentateurs sur la part à faire à l'intoxication et à l'infection, et les différents moyens employés pour augmenter le rendement toxique. L'idéegéné-

‘rale qui en découle, e’est que dans aucun cas on n’a eu un

produit toxique très actif.

M. le professeur Rodet a été porté à supposer que «dans.

l'organisme ces bacilles fabriquent un produit toxique très

différent de celui des cultures, peut-être par le mécanisme indirect de la fermentation, hypothèse rendue vraisemblable par les propriétés xymotiques des bacilles en question et le caractère des lésions que les tissus subissent de leur part où de la part de leurs produits solubles » .

C'est en partant de cette idée que nous avons entrepris, sous la direction de notre maitre, quelques recherches en vue d'étudier cette question.

Nous nous sommes servi, pour opérer nos expériences, de la méthode des sacs en collodion — méthode introduite dans l’expérimentation depuis le remarquable mémoire de MM. Metchnicoff, Roux et Taurelli-Salimbeni, paru dans les Annales de l'Institut Pasteur, 1896.

Cette méthode n’a pas été ou à été très peu expérimentée pour le bacille d'Eberth et Coli.

1 Voir index bibliographique.

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Exposons tout d'abord ce qu’on sait sur les phénomènes qui se passent à travers la paroi de collodion d'un sac intro- -duit dans le péritoine de l'animal, puis nous donnerons les résultats de différents expérimentaleurs qui se sont servis de celte méthode.

La paroi de collodion offre une barrière infranchissable

. aux microbes comme aux éléments figurés ; les microbes ne

peuvent sortir du sac, mais ils peuvent s'y multiplier en toute sécurité, car, les cellules ne pouvant y pénétrer, ils

sont à l'abri de la phagocytose. D'autre part, cette paroi,

inaccessible aux microbes et aux cellules, est perméable aux

liquides comme aux substances dissoutes : elle forme une

paroi osmotique parfaite ; à son niveau s'élablissent des échanges qui modifient profondément la composition primiüve du liquide emprisonné ; ainsi les substances élaborées par les bacilles peuvent diffuser au dehors, et, si elles sont

suffisamment actives, elles entraînent la mort du sujet ou

provoquent des accidents d'intoxication plus ou moins aceu-.

sés sans qu'un seul microbe ait envahi les Lissus, les ensemencements stériles des humeurs et de la pulpe des organes en sont la preuve irréfutable. |

Nous verrons dans un chapitre à partce que nous pensons ‘sur les propriétés physiques de la paroï du sac.

Les auteurs qui se proposaient d'étudier une culture quelconque et qui ont employé à ce but précisément les sacs en collodion, ont surtout visé, les uns, les produits toxiques de ces microbes, les autres les microbes eux-mêmes, soit en vue des modifications possibles de morphologie ou de propriétés, soit pour laisser pleine liberté aux microbes de se multiplier en empêchant l'action des éléments figurés du sang, soit enfin pour l'étude des virus difficiles à analyser.

Dans le premier groupe de faits nous avons à enregistrer les expériences de MM. Metchnicoff, Roux et Taurelli-Salim-

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