COMPLICATIONS
Elles sont bien connues :
La pseudarthrose est due à un contact insuffsant des surfaces fracturées, soit par réduction imparfaite, soit par interposition musculaire. Mais cette interposition musculaire n'est pas un obstacle absolu à la consolidation (Merle d’Aubigné).
En ce qui concerne les cals vicieux, il faut distinguer entre le raccourcissement qui n'entraîne pas de gêne fonctionnelle appréciable et les déformations en crosse de la partie supérieure de la diaphyse qui causent une limitation des mouvements et une diminution de la force musculaire. Le cal vicieux peut irriter ou emprison: ner le nerf radial, entraînant ainsi des troubles sensitifs et moteurs qui justifient une intervention libératrice.
La paralysie radiale, vu la gravité de ses conséquences fonctionnelles, doit être recherchée avec soin avant toute manipulation des fragments. Elle est plutôt le fait d'une contusion du nerf que d'une section de celui-ci. La conduite à tenir varie selon les auteurs. Pour les uns l'intervention immédiate doit être la règle, pour
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d'autres il serait sage d'attendre une récupération spontanée des mouvements, quitte à intervenir si la paralysie persistait après la consolidation de la fracture.
La fracture ouverte nécessite les soins opératoires les plus attentifs auxquels on a intérêt à associer la thérapeutique antibiotique locale et générale. Il va dé soi que les méthodes de synthèse, dangereuses dans ces cas, doivent être écartées.
Au cas où l’on constaterait un trouble fonctionnel dans le territoire du nerf radial, on profiterait de l'intervention pour explorer ce nerf.
Les Procédés thérapeutiques
Ils relèvent de la méthode orthopédique ou de la méthode dite sanglante, dont les avantages et les inconvénients respectifs ont fait l’objet de nombreuses controverses. Il importe surtout de définir nettement les indications de chaque mé-
thode.