Traitement orthopédique
a) Extension continue verticale
Exemple : le dispositif de Judet qui consiste à suspendre un poids au bras par l'intermédiaire d'un bandage adhésif; celui de Bérard de Lyon, qui entourait la partie inférieure du bras d'un morceau de tuyau de plomb de 600 à 800 grammes ou d'un morceau de chambre à air rempli de plomb de chasse. Si les variantes sont nombreuses, le principe constant est d'exercer autant que possible une traction sur le fragment huméral inférieur, traction continue. Citons les dispositifs de Delbet, Alquier, Grégoire, Senlecqa, Leclerc, Destot, etc.
rase
b) Extension continue en abduction
Exemple : l'appareil de Pouliquen qui permet de réaliser une traction par un tube de caoutchouc fixé à l'extrémité de l’attelle d'abduction. Citons l'appareil de Delbet qui prend appui sur le creux axillaire et sur l’avant-bras et tend à écarter ces deux pôles grâce à un ressort. De même les appareils de Dupuy de Frenelle, de Rouvillois, du Service de Santé.
c) Extension continue par broche en abduction.
La traction est réalisée par l'intermédiaire d'un étrier fixé sur une broche trans-olécrânienne. Elle est de l’ordre de deux à trois kilos. Le membre supérieur repose sur une attelle brachiale et antibrachiale reliées à un chassis métallique qui se fixe sur le thorax à l’aide d'un bandage de corps. Le chassis prend un point d'appui inférieur sur la hanche du côté malade. Dans les fractures du tiers supérieur avec déplacement on donne aux différents segments de cet appareil les orientations suivantes : abduction 4 45°; avant-bras légèrement fléchi sur le bras: berceau brachial en antéposition de 35°.
Dans ces conditions Godard et M. Béchet ont traité avec succès 9 fractures fermées de l'humérus, dont 7 du tiers inférieur et | du tiers supérieur et 8 fractures ouvertes de divers étages, Ces mêmes auteurs proposent la réduction de la fracture dans le cadre vertical de traction utilisé pour la réduction des fractures de l’avant-bras. L'extension se fait par l'intermédiaire d'un étrier
fixé sur une broche trans-olécrânienne; la contre-extension, par une bande de toile ceinturant le thorax et reliée à un poids. Ce dispcsitif permet d'appliquer, sans rien toucher, un plâtre thoraco-antibrachial. Une broche de Kirchner, fichée dans la tubérosité de l'humérus et noyée dans le plâtre empêcherait la rotation du fragment supérieur, tandis que la broche trans-olécrânienne jouerait le même rôle pour le fragment inférieur.