DES CONDUITS
1re méthode. — On force le liquide à traverser des espaces de capacités connues : Volkmann, Ludwig; compteurs à cylindres; inscription des quantités de liquide qui ont traversé un tube.
2e méthode. — Compteur à hélice. — Procédé basé sur l’emploi du pendule hydrostatique; Vicrordt. — Mesure de la vitesse du sang d’après la déviation d’une tige mobile; Chauveau.
3e méthode, basée sur l’emploi des tubes de Pitot. — Description de l’appareil; courbes des vitesses du sang.
Vitesse d’écoulement des gaz, emploi des tubes de Pitot; vitesse du vent. — Réciproque des problèmes précédents : loch; vitesse du mouvement d’un corps dans l’air.
Mouvement des liquides à l’intérieur des conduits.
Déterminer la vitesse avec laquelle un liquide chemine à l’intérieur d’un conduit fermé est assurément un des problèmes les plus ardus que les hydrauliciens aient eu à résoudre; c’est aussi un de ceux dont la solution intéresse le plus les physiologistes.
Pendant longtemps il régna sur la mesure de cette vitesse des idées fort erronées. Ainsi Haies, qui le premier adapta un manomètre aux artères des animaux, crut pouvoir estimer la vitesse du sang à l’intérieur de ces vaisseaux, du moment qu’il connut la pression à laquelle ce liquide est soumis. La vitesse, croyait-il, ne dépendait que du diamètre de l’artère explorée et de la pression à laquelle le sang y est soumis. Cette formule, qui permet, en effet, de calculer la vitesse de l’écoulement qui se fera par un orifice percé en mince paroi , n’est point applicable à la détermination des vitesses d’écoulement dans les conduits. Il