EXPLICATION DE LA FIGURE
Lorsqu’on place la figure devant soi, on lit à gauche, sur l’axe des ordonnées, la série des stations, c’est-à-dire les divisions de l’espace à parcourir; l’écartement des stations entre elles est, sur le papier, proportionnel aux distances kilométriques qui les séparent.
Dans le sens horizontal, c’est-à-dire sur l’axe des abscisses, sont comptées les divisions du temps en heures, partagées ellesmêmes en subdivisions de dix minutes chacune. La largeur du tableau est telle, que les vingt-quatre heures du jour y sont représentées, commençant à six heures du matin et finissant le lendemain à la même heure.
Si l’on voulait exprimer qu’un train est sur un certain point de la ligne à une certaine heure, on pointerait sa position sur le tableau, en face de la station ou du point quelconque de la ligne qu’il occupe, et sur la division du temps convenablement choisie. Un seul point du tableau satisfait à ces conditions. A des instants successifs, le train occupera des points toujours différents du tableau; la série de ces points donnera naissance à une ligne qui sera descendante et oblique de gauche à droite pour les trains venant de Paris, tandis qu’elle sera ascendante et oblique dans le même sens pour les trains montant sur Paris.
La ligne qui correspond à chacun des trains exprime : les heures de départ et d’arrivée, les vitesses relatives et absolues des trains, l’instant des passages à chacune des stations, et la durée des arrêts.
En effet, si nous considérons un train en particulier, nous voyons que de la station de Paris, un train part à onze heures
du matin; si nous suivons ce train dans sa marche, nous constatons qu’il subit sept arrêts (pendant lesquels il ne se déplace plus suivant l’espace, mais seulement suivant le temps). Ces arrêts se traduisent par la direction horizontale de la ligne en face de la station où ils se produisent; la longueur de cette ligne horizontale mesure la durée de l’arrêt. La ligne du train, suivie jusqu’à la fin, montre que l’arrivée se fait à dix heures dix minutes après midi; or si l’on compte les parcours sur l’axe des ordonnées, on voit que 512 kilomètres ont été parcourus en onze heures dix minutes, arrêts compris, ce qui fait une vitesse moyenne d’environ 46 kilomètres à l’heure.
On voit de même que le train partant de Lyon à six heures cinquante-cinq minutes du matin arrive à Paris à six heures du soir. Cette ligne croise celle que nous venons de décrire entre les stations de Tonnerre et de Laroche; en ce point a lieu le croisement de l’express qui monte avec celui qui descend. Les vitesses relatives de tous les trains sont faciles à saisir du premier coup d’œil, d’après l’inclinaison des lignes qui représentent la marche de chacun. Plus cette marche est rapide, plus la ligne qui l’exprime s’approche de la verticalité. De plus, on a représenté par des traits plus forts les trains à marche rapide.
Nous engageons le lecteur à étudier avec soin ce tableau ; il verra que la complication n’y est qu’apparente et qu’après quelques instants d’exercice tout se comprend aisément. Une fois familiarisé avec ce mode d’expression d’une série de mouvements de tous sens et de toutes vitesses, il ne trouvera plus de difficulté à analyser les courbes généralement beaucoup plus simples qui se présenteront à l’avenir.
Mouvements lents. — Accroissement de la taille et du poids «1e l’enfant à différents âges.
Pour bien montrer que les courbes de mouvements s’étendent à toutes les vitesses possibles , nous allons rapprocher de l’exemple précédent le cas d’un mouvement tellement lent qu’on ne le saurait saisir que par des observations très-éloignées les unes des autres. L’accroissement des enfants est étudié en France, avec beaucoup de soin depuis une vingtaine d’années, et l’on constate aisément que sur ces petits êtres l’état de santé