‹ La méthode graphique dans les sciences expérimentales et particulièrement en physiologie et en médecineChapitre 163 sur 277 · Voyez Travaux du laboratoire, 1875, p · texte numérisé non relu

Voyez Travaux du laboratoire, 1875, p

INSCRIPTIONS MULTIPLES

La vitesse d’une onde quelconque se déduit du temps qui s’écoule entre l’instant de son apparition sous le 1er explorateur et le moment où elle apparaît sous le second. Comme le début d’une onde se distingue moins facilement que le sommet, c’est de ce dernier point qu’on a mesuré les positions successives de l’onde. A cet effet, on abaisse une perpendiculaire du sommet de chaque onde la, 2 a, etc., sur l’axe des abscisses et le tracé du chronographe.

La vitesse des ondes peut encore se mesurer d’après l’inclinaison d’une ligne qui joindrait entre elles les bases de chacune des perpendiculaires abaissées du sommet de la courbe sur l’abscisse de celle-ci. Dans le cas où cette vitesse serait uniforme, on aurait ainsi une ligne droite, ce qui n’a pas lieu dans la figure 182.

La longueur d’une onde se déduit de l’espace qui sépare les origines ou les sommets de deux ondes successives à un même instant. Comme les sommets des courbes sont plus faciles à saisir, nous les choisirons comme repères. Il s’agit donc de mesurer la longueur de tube qui sépare le sommet de l’onde a de celui de l’onde b qui marche derrière elle. Dans le tracé n° III, le sommet 3 a de la première onde se trouve verticalement au-dessus du sommet b, du tracé n° 1. Ces deux sommets sont donc signalés au même instant par des explorateurs distants l’un de l’autre de 0m,40; l’intervalle des deux ondes qui suivent a donc 0n,,40 de longueur. On constaterait de même que du sommet 5 a, au sommet 3 b, la même longueur existe aussi.

Le transport d’une onde négative est représenté dans la figure L83. Cette sorte d’onde, avons-nous dit, est obtenue en aspirant le liquide au moyen de la pompe, au lieu de le pousser dans le tube.

Le phénomène est entièrement inverse du précédent, mais se transporte de la même manière, suivant la longueur du tube.

Pour faciliter l’analyse de celte figure on a donné la même signification aux lettres qui expriment les numéros d’ordre des ondes, et aux flèches qui en indiquent la direction.

J’ai varié les conditions de l’expérience de différentes manières en changeant l’épaisseur des tubes et leur calibre, la nature du liquide employé, le volume et les brusqueries des ondées lancées dans ces tubes; d’autres fois j’ai opéré en me servant de tubes branchés sur un conduit principal. Il suffit de donner ici les conclusions de qette série d’expériences.

Fig. 183. Transport d'uno onde négative dans un tube élastique

INSCRIPTIONS MULTIPLES

Conclusions. — 1* Lorsqu’un liquide pénètre avec vitesse et d’une manière intermittente dans un conduit élastique déjà plein, il se forme, dans la colonne liquide tout entière, des ondes positives qui se transportent avec une vitesse indépendante du mouvement de translation du liquide. Ces ondes semblent soumises aux lois générales des mouvements ondulatoires; des appareils spéciaux permettent de les étudier.

2° La vitesse de transport d’une onde est proportionnelle à la force élastique du tube; elle varie en raison inverse de la densité du liquide employé; elle diminue graduellement pendant le parcours de l’onde; elle croit avec la rapidité d’impulsion du liquide.

3° L’amplitude de l’onde est proportionnelle à la quantité de liquide qui pénètre dans le tube, et à la brusquerie de sa pénétration ; elle diminue peu à peu pendant le parcours de l’onde.

4° Quand un afflux de liquide dans le tube est bref et énergique, il peut se faire, sous l’influence de cette impulsion unique, une série d’ondes successives qui marchent les unes à la suite des autres. Ces ondes secondaires , formées suivant les lois du mouvement vibratoire, ont des amplitudes graduellement décroissantes; en outre, elles peuvent être suivies plus ou moins loin sur le trajet du tube : les dernières formées, étant les plus faibles, s’éteignent les premières.

5° Quand une onde est suivie d’ondes secondaires, on peut mesurer la distance à laquelle elles se suivent d’après l’intervalle qui sépare deux sommets consécutifs.

6° Si, au lieu d’introduire du liquide dans le tube, on en relire au contraire une petite quantité, il se forme une onde négative qui est soumise aux mêmes lois que l’onde positive, et peut être suivie d’ondes négatives secondaires.

7° Lorsque le tube dans lequel se forment les ondes est fermé, ou suffisamment rétréci à son extrémité, il se forme des ondes réfléchies qui suivent un trajet rétrograde et reviennent à l’origine du tube. Ces ondes réfléchies se distinguent des ondes directes en ce que la compression du tube en aval du point exploré augmente l’intensité des ondes directes et supprime les ondes réfléchies. Au lieu où se fait la réflexion, l’amplitude des ondes augmente, ainsi qu’on l’observe à la surface d’un bassin, quand des ondes viennent en frapper les parois.

8° Si le liquide pénètre avec une grande rapidité dans un tube àparois peu extensibles, on voit se former ce qu’on pourrait ap-

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