‹ La méthode graphique dans les sciences expérimentales et particulièrement en physiologie et en médecineChapitre 166 sur 277 · ÉLECTRICITÉ DE LA TORPILLE · texte numérisé non relu

ÉLECTRICITÉ DE LA TORPILLE

sont de même sens ou de sens inverse, quelle est la nature de l’influence qui agit pour faire varier la température animale1.

Inscription simultanée des flux électriques dans les deux appareils de la torpille.

Quand on irrite une torpille, elle donne à la fois sa décharge dans l’un et l’autre de ses appareils. Jusqu’à quel point ces décharges sont-elles synchrones et semblables entre elles? La réponse à cette question ne peut être donnée que par l’inscription simultanée des deux décharges.

On saisit chacun des appareils électriques entre deux plaques de métal dont chacune conduit, au moyen de deux fils, la décharge dans un signal Deprèz. Les deux signaux sont exactement superposés l’un à l’autre. On irrite l’animal et l’on constate que les deux décharges ont commencé et fini en même temps ; que toutes deux se composent d’un même nombre de flux synchrones, et que si quelque variation se produit dans la force ou la fréquence des

Fig. 196. Disposition de l'expérience destinée à inscrire les (lux électriques de la torpille et les courants induits qu’ils produisent.

flux de l’un des appareils électriques, ceux de l’autre éprouvent la même variation.

1. Les lois des variations de la température, dans les différents points de l’organisme, présentent des analogies nombreuses aveccellesdes variations delà pressionsur les diffé fents points d’un conduit. Nous regrettons de ne pouvoir ici développer cette comparaison.

INSCRIPTIONS MULTIPLES

Cette inscription simultanée montre aussi que les décharges sont d’autant plus fortes qu’on les recueille sur de plus larges surfaces. Elle fait voir que le froid diminue l’activité de celui des appareils sur lequel on le fait agir.

Inscription simultanée des flux de la torpille et des courants induits auxquels ils donnent naissance.

La figure 196 représente la disposition de l’expérience. Un des appareils électriques est saisi entre deux plaques de métal qui forment les extrémités d’un circuit métallique passant à la fois par un signal électro-magnétique et par une bobine inductrice D. Le fil de la bobine induite C traverse un autre signal, et les deux appareils écrivent en même temps sur un cylindre. On excite l’animal et Ton obtient le double tracé figure 197.

Trois flux électriques sont tracés ligne 1, et trois courants induits ligne 2. Ainsi, les courants induits sont de même nombre que les inducteurs, ce qui est un résultat imprévu quand on se reporte à ce que produisent les courants de pile. Ces derniers, en effet, donnent des courants induits à leur clôture et à leur rupture.

Fig. 197. Ligne 1, trois flux de la torpille ; ligne 2, trois courants induits par ces flux

Mais cette particularité des flux électriques de la torpille s’explique très-bien par la nature de ces courants dont la phase d’accroissement est seule rapide et seule capable, par conséquent, de produire des effets sensibles d’induction'.

Vitesse du boulet dans l'ime du canon.

Les expériences de Deprèz et Sebert consistaient à placer dans

1 . Pour les détails de ces expériences, voyez Travaux du laboratoire, 3e année, p. I. Mémoire sur la décharge électrique de la torpille.

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