PHASES DE LA PRESSION DE LA VAPEUR
torpille a eu lieu à l’instant 1; que dans une série d’explorations successives, se faisant de plus en plus tard après l’excitation du nerf, on a trouvé le flux de la torpille aux instants 2, 3, 4, 5 et 6; mais qu’à l’exploration n° 7, la grenouille n’a pas donné de signal : le flux était donc fini. Enfin, en rapprochant graduellement le moment de l’exploration de celui où le nerf avait été excité, on a retrouvé le flux de la torpille dans les explorations 8, 9, 10, Il et 12; mais à la treizième exploration, trop rapprochée du moment de l’excitation du nerf, on a constaté que le flux électrique n’existait pas encore.
L’approximation de ces mesures dépend nécessairement du nombre des explorations successives; elle est d’autant plus délicate que ces explorations se suivent à plus court intervalle.
Explorations successives de la pression dans les machines
à vapeur.
C’est encore aux explorations successives qu’a recouru Deprèz
Fig. 2it>. Courbe de la tension de la vapeur dans un cylindre d'une machine, d’après les tracés du manomètre à équilibres successifs de Deprèz.
pour déterminer la valeur manométrique de la pression de la
INSCRIPTIONS MULTIPLES
vapeur aux différentes phases du mouvement du piston d’une machine.
Ici la méthode se complique; en effet, à ces instants successifs, la pression n’étant plus la même, les appareils chargés d’en déterminer la valeur doivent présenter des résistances différentes. Supposons qu’à une série d’instants 1,2, 3, 4, on veuille connaître la valeur de la pression, on fait agir la vapeur à l’intérieur d’un appareil manométrique dont la membrane métallique ne cède à l’effort intérieur qu’à un certain degré. Et pendant la durée de l’expérience on fait croître graduellement la résistance que l’âppareil manométrique oppose à la pression qui agit sur lui; il en résulte que l’indication de l’instrument se produit successivement à une phase de plus en plus avancée de la variation. La figure 216 représente la série de ces déterminations successives ; elles sont au nombre de 53 pour une révolution du piston de la machine dans leur ensemble, elles forment une courbe fermée correspondant aux valeurs successives de la pression qu’il fallait mesurer.
Explorations successives de la force d*un muscle aux différentes
phases de la secousse.
Transportant ce mode d’expérimentation dans le domaine de la physiologie, Bloch a déterminé la série des efforts développés par la contraction d’un muscle aux différents instants de la variation de longueur. Pour cela, l’auteur s’est servi d’un myographe dont le levier en se déviant sous la traction du muscle rompait un courant électrique qui actionnait un signal électromagnétique. Opposan L à l’effort musculaire une résistance toujours croissante, Bloch a constaté que la rupture du courant se produisait à des instants variables. On voit, figure 217, le muscle présenter des retards toujours croissants pendant la phase de raccourcissement musculaire. Dans la phase opposée, celle du retour du muscle à sa longueur normale, il se produisait au contraire une clôture du courant chaque fois que la force du muscle était vaincue par celle du ressort tenseur. La série des signaux qui correspondent aux ruptures et aux clôtures du courant s’échelonnent sur une courbe qui exprime les différents instants où la force du muscle s’est trouvée égale à celle d’un ressort variable. Cette courbe répond exactement aux phases par