PHASES DE LA FORCE MUSCULAIRE
lesquelles a passé la force musculaire si l’on admet que les ordonnées successives correspondent à des efi'orts graduellement
Fig 217. Détermination de la force d’un muscle aux différents instants d’une secousse. (Expérience de Bloch, par la méthode Deprèz.)
croissants. Il était facile d’obtenir ces conditions de croissance régulière de la force d’un ressort en lui donnant une assez grande longueur pour que le module d’élasticité ne variât pas sensiblement pour des allongements successifs.
Exploratious successives île l’excitabilité' du cœur aux différentes
phases de sa systole.
Les explorations successives permettent encore de fixer quelle est, à différents instants, l’excitabilité d’un organe sur lequel on fait agir des excitations de même nature. A ce sujet, je citerai certaines expériences ayant pour but de déterminer le degré d’excitabilité du cœur d’un animal auquel on applique des courants électriques semblables entre eux, mais se reproduisant à des instants différents de la révolution cardiaque.
Influence des courants induits sur les mouvements du cœur. Pour obtenir des résultats bien comparables entre eux, je me suis servi exclusivement de courants induits de rupture. Or, ces excitations, bien que toujours égales entre elles, donnent naissance à des effets très-différents. Tantôt le cœur semble n’avoir pas reçu d’excitation, tantôt il réagit. Dans ces derniers cas, le mouvement apparaît tantôt avec une grande soudaineté (1/10 de seconde) et tantôt après un retard considérable (1/2 seconde et même plus). Enfin, la systole provoquée peut être, dans certain cas, aussi forte
INSCRIPTIONS MULTIPLES
que celles qui se produisent spontanément, tandis que, d’autres fois, elle est pour ainsi dire avortée.
En faisant un grand nombre d’expériences, j’ai pu m’assurer que si la réaction du cœur n’est pas toujours la même, cela tient à ce que l’excitation n’arrive pas toujours au même instant de la révolution du cœur, et que si on excite le cœur toujours à la même phase de sa systole ou de sa diastole, il donne toujours la même réaction.
Voici les conditions dans lesquelles les expériences ont été faites.
La figure 218 montre une grenouille étalée sur une planchette de liège et dont le cœur est mis à nu. Cet organe est saisi, au
Fig. :>18. Myograptie du cœur de la grenouille, préparé pour inscrire l’elTet des excitations élastiques
de cet organe.
niveau de la région ventriculaire, entre les mors d’une sorte de pince myographique formée de deux cuillerons portés chacun par un bras coudé. L’un de ces bras est fixe et l’autre, mobile, porte un levier horizontal qui lui est perpendiculairement implanté et qui, par son extrémité munie d’une plume, trace sur un cylindre enfumé. Le cuilleron mobile est rappelé par un petit fil de caoutchouc fixé à une épingle e et agissant comme ressort, de telle sorte que chaque systole du ventricule écarte les mors de la pince en tendant le fil élastique, tandis qu’à chaque diastole le cœur, redevenant mou, laisse revenir le mors de la pince sous la traction du ressort.
La traction du fil de caoutchouc, suivant qu’elle est plus ou moins énergique, modifie les caractères du tracé cardiaque. Si la