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AMPLIFICATION ET RÉDUCTION DES MOUVEMENTS

parfaite du levier, Celui-ci, à l’une de ses extrémités, tourne librement autour d’un axe horizontal, de sorte qu’il oscille dans un plan vertical et présente une fente le long de laquelle glisse la pièce à double articulation qui le réunit à la membrane. Ce glissement a pour effet d’amplifier ou de diminuer l’étendue des oscilhtions : car un même déplacement de la membrane du tambour imprimera au levier une oscillation d’autant plus gi'ande, que ce déplacement sera transmis par la pièce intermédiaire en un point plus rapproché de l’axe de pivotement du levier.

Ainsi, pour sensibiliser ou désensibiliser l’appareil, on saisira entre les doigts l’espèce d’anneau carré qui termine par en haut la pièce intermédiaire, et en le poussant dans un sens ou dans l’autre, on le fera glisser le long du levier. Mais quand ce glissement sera obtenu, la pièce intermédiaire cessant d’être verticale, il faudra la redresser. On obtient ce résultat en tournant la vis de réglage qui se trouve à la droite de la figure; ce mouvement portera le tambour dans un sens ou dans l’autre, et le ramènera audessous du point où le mouvement de la membrane se transmet au levier.

Quand deux tambours à levier sont conjugués comme cela est représenté page 126, l’un des appareils peut se désigner sous le nom de manipulateur , et l’autre sous celui de récepteur, désignations correspondantes à celles qu’on admet en télégraphie.

Tout mouvement imprimé, dans le sens vertical, au levier de l’appareil manipulateur est reproduit par le récepteur, mais en général avec une amplitude plus faible, parce que l’air qui transmet le mouvement d’un tambour à l’autre, à travers un long tube, éteint une partie du mouvement à cause de son élasticité.

Or, si les deux tambours à levier sont dans des conditions semblables, c’est-à-dire si les mouvements de chacune des membranes sont appliqués à chacun des leviers à une même distance du point de pivotement, la transmission du mouvement d’un levier à l’autre se fera avec perle d’amplitude. Mais si le levier manipulateur n’a pas le même bras que le récepteur, cette inégalité, suivant le sens dans lequel elle se produit, peut accroître ou corriger le déchet d’amplitude dont nous venons de parler.

Amplification et réduction des mouvements inscrits par le tambour à levier.

Pour que le mouvement soit transmis avec accroissement d’amplitude, il faut que le bras du levier manipulateur qui est relié à la membrane soit'plus long que celui du levier récepteur. Ce résultat s’obtient en agissant soit sur l’un, soit sur l’autre des appareils, mais en sens opposé dans l’un et l’autre cas.

Il ne faut jamais chercher à obtenir des mouvements d’une grande amplitude, surtout quand ces mouvements se font avec rapidité. Une oscillation d’un centimètre par seconde est reproduite avec une fidélité parfaite; mais des oscillations semblables risqueraient d’ètre déformées par l’inertie du levier si elles se répétaient dix ou vingt fois par seconde. Du reste, on peut toujours contrôler expérimentalement la fidélité des tracés qu’on obtient dans une transmission de mouvement.

On vient de voir comment on sensibilise plus ou moins les appareils qui inscrivent les mouvements, en faisant varier le point du levier où l’action de la membrane vient s’appliquer. Il est des cas où le changement d’amplitude obtenu de cette façon ne suffirait pas. Cela arrive surtout pour les mouvements de grande étendue qu’on veut réduire à des proportions qui permettent d’en inscrire la courbe dans les dimensions ordinaires d’une feuille de papier.

Un excellent moyen de réduire un mouvement est le suivant.

Réduction d’un mouvement au moyen d'un fil de caoutchouc.

Un fil de caoutchouc bien homogène s’allonge dans toutes ses parties quand il est soumis à une traction. Si nous prenons un fil d’un mètre de longueur, dont un des bouts soit solidement fixé pendant qu’on tire sur l’autre, chaque point du fil se déplacera d’une quantité d’autant plus grande qu’il est plus éloigné du bout fixé. Supposons que, sur le fil au repos, on ait tracé dix divisions, et que sur le bout libre on ait exercé une traction qui lui ait fait parcourir un mètre, c’est-à-dire qui ait doublé la longueur du lil; la première division, à partir du point fixe, aura doublé de longueur, c’est-à-dire aura parcouru dix centimètres; la deuxième

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