‹ La méthode graphique dans les sciences expérimentales et particulièrement en physiologie et en médecineChapitre 212 sur 277 · RELAIS ÉLECTRIQUE DE L’ODOGRAPHE · texte numérisé non relu

RELAIS ÉLECTRIQUE DE L’ODOGRAPHE

pose l’appareil de façon que l’oscillation du levier se fasse dans un plan horizontal; ainsi, dans la figure 257, le plan de la membrane du tambour serait vertical.

Or, le levier P porte à son extrémité une lame de mica G destinée à couper le courant électrique à chaque oscillation. Cette lame traversera une goutte de mercure apparaissant sous forme d’un point noir P; cette goutte réunit les deux bouts du fil conducteur, disposition souvent employée dans les pendules astronomiques.

Mais les oscillations de la pression du sang, par exemple, peuvent se faire autour de niveaux très-variés : tantôt ce sont de petites oscillations autour d’une pression forte, tantôt de grandes oscillations autour d’une pression faible. Il arriverait donc souvent que ces oscillations se feraient dans un point où elles ne couperaient pas le courant. Ici apparaît le rôle de l’articulation d. Ne laissons aux oscillations de la plaque de mica C, que la faible étendue nécessaire pour couper le courant, et limitons-en l’excursion au moyen de deux obstacles A et B convenablement placés. Supposons que la plaque se portant contre la goupille A vienne de couper le courant ; tout mouvement commandé par la membrane qui tendrait à se porter encore dans cette direction aura pour unique elfetde couder l’articulation d en la faisant saillir du côté de A. Mais dès que la membrane reviendra en arrière, le premier effet sera de ramener la plaque interruptrice de A vers B et de rouvrir le courant. Dès que la plaque rencontrera l’obstacle B, tout mouvement dans ce sens sera arrêté et l’action du tambour à air n’aura d’autre effet que de redresser l’articulation d et même de faire passer en sens inverse l’angle qu’elle faisait tout à l'heur*. Avec cette disposition, quelle que soit la condition dans laquelle s’effectue le mouvement de la membrane du tambour, le premier effet de ce mouvement sera toujours de rompre la colonne de mercure et par conséquent le courant de relais.

Appareil électro-magnétique. — Il s’agit d’obtenir un mouvement d’air aussi intense que possible, afin d’assurer le fonctionnement de l’odographe; et par conséquent, il faut que l’armature de l’électro-aimant exécute elle-même des mouvements aussi étendus que possible. Or, dans les mouvements électro- magnétiques, la force n’est un peu considérable que si les pièces sont à trèscourte distance. J’ai remédié à cet inconvénient au moyen du répartiteur de Robert-Houdin.

Dans cel appareil, on donne à l’armature de l’électro-aimant une surface légèrement convexe et on la fait reposer sur une autre surface, également convexe, pivotant à l’une de ses extrémités. Les deux convexités sont calculées de façon que le point de tangence change à mesure que l’armature s’approche davantage du fer doux de l’électro-aimant, et que le bras de levier de la force magnétique soit plus favorable quand cette force est moins grande. On obtient ainsi un mouvement d’une grande étendue et d’une force suffisante pour faire une bonne soufflerie.

Un accident qui se produit toujours quand les mouvements sont rapides est le suivant. Si les deux phases de l’action magnétique sont inégales en durée, ce qui se produit le plus souvent, il s’ensuit que l’air enfermé dans les appareils est plus longtemps comprimé que raréfié ou inversement. Les petites fuites qui existent toujours dans quelque point des tubes laissent passer à la longue cet air dans le sens de l’action la plus prolongée, de sorte que bientôt les tambours à air sont vidés ou remplis outre mesure et cessent de fonctionner.

On évite cet inconvénient en donnant, s’il est possible, les mêmes durées aux deux phases de l’action magnétique; sinon, on aura soin de laisser dans les tubes une fuite d’air suffisamment large pour que, pendant l’intervalle de deux actes, la pression dans les tambours à air se remette en équilibre avec la pression extérieure. On perd de cette façon une partie de la force motrice de la machine; mais, si la pile est forte, cette force reste encore suffisante et la fonction est assurée contre toute cause d’arrêt.

Moyen de guider les styles inscripteurs.

Pour qu’un style inscripteur reproduise tous les déplacements qu’exécute un point qui se meut en ligne droite, il faut, d’une part, guider ce style de manière qu’il se meuve lui-même bien exactement en ligne droite, puis il faut le rendre solidaire des mouvements du point considéré.

Pour guider le style en ligne droite, on se^ert d’un chariot léger roulant, au moyen de quatre galets, sur un petit chemin de fer. La figure 258 représente un chariot de ce genre. Le chariot C porte en dessous une pointe flexible S qui, sous l’action d’un excentrique, s’abaisse plus ou moins à volonté, de manière à toucher la

Page 1