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MOUVEMENTS DE L’AIR RESPIRÉ

Ce parallélisme entre les mouvements thoraciques et les mouvements de l’air respiré n’est parfait que dans les conditions de liberté complète de la respiration. Pour que le volume d’air appelé par le thorax ou chassé au dehors soit en relation directe avec l’action musculaire qui s’est produite, il faut que le passage de cet air soit assez large pour présenter une résistance insignifiante. Si par exemple, au moment d’une expiration puissante, l’air ne trouve pas une issue facile, il sera comprimé dans le poumon et perdra de son volume, ce qui permettra à la cage tho racique de se resserrer plus que ne le comporte le volume de l’air expiré. Inversement, dans une inspiration énergique, la poitrine pourra se dilater en raréfiant l’air contenu dans le poumon.

Poussons à l’extrême ces conditions de difficulté au passage de

Fig. 278. Courbe des mouvements thoraciques obtenue en respirant par un tube très-étroit.

l’air, et supposons, pour rendre le phénomène plus sensible, que les voies aériennes soient complètement fermées : la poitrine pourra encore exécuter quelques mouvements de dilatation et de resserrement, mais ceux-ci n’auront d’autre effet que de raréfier et de condenser l’air qu’elle renferme. La cavité thoracique présente donc, dans ces conditions mécaniques, une différence fondamentale avec les cavités cardiaques; celles-ci, en effet, agissent, dans leurs diastoles et leurs systoles, sur un fluide incompressible et non dilatable, de telle sorte que le changement de volume du cœur correspond toujours à une diminution ou à une augmentation réelle de son contenu, tandis que, dans l’appareil respira-

pas sc transmettre d’une manière instantanée à travers le vaste réservoir et le tube de caoutchouc jusqu’au levier de l’enregistreur; mais nous avons pu constater que cette transmission est parfaitement instantanée, et que toute saccade produite dans les mouvements thoraciques se traduit par une saccade simultanée dans le tracé des mouvements de l’air. Il faut en excepter toutefois les légers mouvements produits dans le tracé thoracique par les battements du cœur.

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toire, le fluide sur lequel agissent les mouvements thoraciques est éminemment compressible.

La figure 278 représente le tracé des mouvements thoraciques obtenus en respirant par un tube très-étroit. -On y voit d’abord une ascension brusque qui veut dire que le resserrement du thorax s’est produit en comprimant l’air contenu dans le poumon; puis, l’ascension devient lente, ce qui exprime que toute contraction nouvelle est impossible, à moins qu’il ne sorte de l’air par le tube, ce qui se fait très-lentement.

A partir du sommet, la chute brusque exprime une raréfaction de l’air du poumon par les forces inspiratrices, puis la descente se continue lentement, par suite du passage de l’air inspiré à travers le tube.

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Des volumes «le l’air inspiré et expiré évalués par la méthode graphique.

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Un seul point est prouvé jusqu’ici : c’est que les mouvements respiratoires ont des effets proportiohnels à leur intensité. Ainsi l’on peut, à l’inspection de la courbe, reconnaître à quel moment l’air pénètre dans la poitrine avec plus d’abondance; à quel moment son mouvement s’arrête ou change de direction. Mais ces mêmes tracés peuvent-ils nous donner une idée du volume absolu de l’air entré dans le poumon? C’est ce qu’il s’agit de déterminer, soit un tracé des mouvements de l’air inspiré et expiré obtenu à l’aide du réservoir précédemment décrit; il est facile de déterminer la quantité d’air qui a été mise en mouvement par chaque respiration.

Il subit pour cela de déterminer quel est le volume d’air qui, foulé dans le réservoir, produit une élévation du levier correspondante à celle qui existe dans le tracé. Pour cela, on met le réservoir en communication avec le tube insufflateur du spiromètre à cloche de Hutchinson, et l’on presse sur la cloche jusqu’à ce que l’air expulsé ait soulevé le levier enregistreur au niveau du maximum de la courbe qu’on évalue. On note sur la graduation de la cloche le niveau de l’eau à ce moment; on soulève ensuite la cloche jusqu’à ce que le levier soit redescendu au niveau du minimum de la courbe, et l’on note de nouveau le niveau de l’eau. De ces deux notations extrêmes se déduit le volume de l’air qui est

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