‹ La méthode graphique dans les sciences expérimentales et particulièrement en physiologie et en médecineChapitre 223 sur 277 · EXTÉRIEURE DE LA POITRINE · texte numérisé non relu

EXTÉRIEURE DE LA POITRINE

Amplitude — Fréquence +

Rhythme.. . . ,

Inspiration + Expiration —

Inspiration -f Expiration —

Inspiration + Expiration —

Conclusions. — Il résulte des précédentes recherches que les mouvements respiratoires peuvent être représentés graphiquement avec leurs caractères, et que ceux-ci peuvent nous renseigner utilement sur certains phénomènes inaccessibles à nos sens. A peine ébauchée, cette étude physiologique permet d’espérer que de nouveaux symptômes pourront être tirés de la forme que présente la respiration dans tel ou tel cas. Ce n’est pas trop donner à l’hypothèse que de prévoir dès aujourd’hui que les modifications morbides de la contractilité pulmonaire influenceront le rhythme des mouvements respiratoires, puisqu’elles doivent agir, dans un sens ou dans l’autre, comme obstacle à la respiration. Les faits acquis jusqu’ici sont purement physiologiques et peuvent se résumer dans les propositions suivantes.

1° Les mouvements du thorax et ceux de l’abdomen sont parfaitement parallèles, à l’état normal, de sorte que, si on les enregistre simultanément, ils fournissent le même tracé.

2° Les mouvements du thorax ou de l’abdomen sont, à chaque instant, proportionnels par leur amplitude à la quantité d’air qu’ils mettent en mouvement.

3° On peut évaluer les volumes d’air, respirés en un temps

donné, d’après les amplitudes des mouvements respiratoires enre gistrés.

4° Il n’existe pas de rhythme ni de fréquence normale de la respiration, mais on peut déterminer les influences qui modifient cette fréquence et ce rhythme. Nous avons étudié seulement l’influence des obstacles à la respiration ; voici comment ils agissent :

5° Si l’on respire par un tube étroit, on diminue la fréquence de la respiration, on en augmente l’amplitude, et l’on en change le rhythme en allongeant la période d’inspiration.

6° Si l’obstacle à la respiration n’existe que dans un sens, ce qui arrive lorsqu’on met une soupape dans le tube, on voit que l’obstacle allonge seulement la période de la respiration pendant laquelle il agit.

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