‹ La méthode historiqueChapitre 12 sur 45 · GaL II · texte numérisé non relu

GaL II

même besoin d'un prophète. Il n'est pas le dernier anneau d'une chaîne. Il est la fleur qui se dégage tout à coup de la plante qui la tenait cachée, et quand elle s'est épanouie, l'arbre meurt.

Encore est-il qu'aux temps de Jésus la préparation était achevée, lésâmes épurées par l'épreuve, le peuple fidèle à son Dieu.

Mais selon le principe incontestable de S. Thomas, l'A. T. est une lumière grandissante. Comment peut-on donc soutenir que sous la seconde forme (époque de David) nous avons la prédiction directe de l'incarnation d'une personne divine? « Nous y voyons, en outre, qu'un fils de David sera fils de Dieu et Dieu lui-même; en vertu de sa filiation divine^ il apparaîtra comme le roi et le prêtre par excellence et l'époux spirituel des âmes*. » Après cela il ne restera plus qu'à discuter à propos du Psaume Eructavit les états d'oraison des contemporains de Salomon en les comparant à ceux de sainte Thérèse. Tout cela n'appartient pas à la théologie, et l'histoire, qui est ici sur souterrain, demande à conserver à chaque temps sa physionomie propre. Quelques habitudes prises pourront être dérangées, mais j'affirme que la vraie théologie ne refusera jamais à Texégète respectueux le droit d'apprécier ces nuances. Ce sera une question de mesure.

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