‹ La méthode historiqueChapitre 40 sur 45 · RECTEUR DE L'INSTITUT CATHOLIQUE DE TOULOUSE · texte numérisé non relu

RECTEUR DE L'INSTITUT CATHOLIQUE DE TOULOUSE

Mon cher ami,

On nous avertit que, s'il est un temps où il convient de se iaire, il est aussi un temps pour parler; et, puisque la mode est aux lettres, pourquoi ne m'adresserais-je pas à vous, pour dire au public ce que vous n'avez jamais ignoré ? Il serait peut-être plus élégant de ne plus nous occuper de M. Loisy ; mais ni son silence, surtout avec la raison qu'il en donne ^ ni les commentaires de ses

1. « Des attaques dirigées contre son livre, dans plusieurs journaux et revues catholiques de notre pays, l'auteur n'a rien à dire, si ce n'est quUl n*y répondra pas. Autant qu'il est en lui, il ne veut avoir part ni aux sentiments, ni à Tesprit qui caractérisent les principaux documents de cette polémique. » Autour d*un petit livre, p. XXXI.

amis, n'ont qualité pour nous dicter une règle de conduite.

Lorsque r Évangile et l'Église parut, nous avons parlé net. Vous avez un des premiers élevé la voix^ Pour moi, à Rome où j'étais alors, j'ai beaucoup hésité à prendre la parole. J'étais loin de partager les idées de tels et tels des adversaires de M. Loisy, et de goûter leur polémique ignorante des éléments même du sujet. Puis je venais d'être nommé consulteur de la Commission Biblique :

n'élait-ce pas montrer trop d*empressement et trop de zèle? Pourtant les points essentiels de la foi étaient en jeu. Le silence eût été interprété comme une adhésion. J'ai donc écrit 2.

Vous savez comment les admirateurs de M. Loisy ont traité ceux qui avaient formulé leurs objections motivées. Nous n'avions jamais suspecté ses intentions : on a travesti les nôtres. Vous êtes recteur d*un Inslitut catholique, vous remplissiez votre office. Quant à moi, j'avais cherché l'honneur d'un corps-à-corps. Mais ces choses importent peu. On a dit, et c'était plus sérieux, et cela venait de plumes autorisées, que nous n'avions pas compris la pensée de l'auteur. Il réfutait, et ne voulait pas fiiire autre chose. Ce n'était donc pas notre

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