Revue biblique, iTril
droit de scruter sa pensée, ni de lui attribuer un système qu'il n'avait pas conçu.
M. Loisy , par son second livre rouge, s'est chargé de dissiper cette équivoque. Il persiste à dire qu'il n'avait pas présenté un système de doctrine théologique, mais c'était cependant « un modeste essai de construction historique' d. Quant à ses intentions, nous n'avions pas tort de les estimer parfaitement droites; il y avait même quelque chose de plus, un essai d'apologie ! Il s'agissait, étant donné la situation de la philosophie et de la critique historique, de marquer les points qu'il faut absolument expliquer ou traduire, sous peine de rompre avec la pensée moderne. L auteur laissait modestement à l'Église le soin de trouver la formule qui répondra au besoin du présent et de l'avenir. Mais il esquissait cependant dans les grands traita une défense de la tradition et de l'Église.
Nous croyons, nous, ruineuse la base qu'il a choisie : nous observons avec inquiétude que M. Loisy est le seul à partir de là, sans aboutir au protestantisme le plus libéral. Mais il faut reconnaître, mon cher ami, qu'il y a dans cette tentative quelque chose de grand et presque de tragique. Soyez sûr qu'elle impressionne les indifférents qui prennent parti pour cet isolé ; soyez sûr que certains catho-