‹ La méthode scientifique de l'histoire littéraireChapitre 113 sur 135 · Mémoire lu en · texte numérisé non relu

Mémoire lu en

G. Rekard. 27

418 CALSKS ET LOIS DE h EVOLLTION LITTERAIRE

de morale et de politique. » UoUin dit à son tour* : « Les Romains ont été regardés dans tous les siècles, et le sont encore aujourd'hui, comme des hommes d'un mérite extraordinaire et qui peuvent servir de modèles en tout genre dans la conduite et le gouvernement des Étals. » Marie-Joseph Chénier* célèbre ces temps

Où des républicains étaient maîtres du monde. Où le Tibre orgueilleux de leur porter son onde Admirait sur ses bords un peuple de héros.

Cela fait bien des héros ! Une ville tout entière peuplée de grands hommes ! On n'a pas vu souvent pareille merveille t Mais « comment exagérer, quand on parle de Rome ? » Ces! Tabbé Delille ' qui prononce ces paroles en pleine Académie et il est difficile de pousser plus loin l'hyperbole.

Voilà une admiration bien enthousiaste, et c'est durant une quarantaine d'années le ton général. D'où vient cet accord pour demander à l'antiquité classique des leçons de civisme ? Si Ton veut se l'expliquer, il faut pénétrer dans les collèges où se sont formées les générations d'alors. J'ai jadis étudié longuement les causes et les effets de ce regain de popularité dont les anciens furent l'objet : on me pardonnera de reproduire un court fragment de cette étude * :

Qui croirait que RoUin, ie boa RoUin, l'inofTeusif Rollin dût être cité parmi ceux qui ont préparé la Révolution française ? 11 a pourtant, sans ie vouloir, contribué au grand changement qui devait bouleverser la France. N'est-ce pas lui qui s'avisa le premier de composer pour les écoliers une histoire ancienne, de leur mettre sous les yeux un tableau complet des guerres, des révolutions, des conquêtes de la Grèce et de Rome ? Par lui les jeunes imaginations

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