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LES TROIS PARTIES DU CADRE DES MONOGRAPHIES

Les collections de monographies, qui forment la matière principale des tomes II à VI des Ouvriers européens, peuvent être l'objet d'une étude suivie. Elles ont alors, pour le lecteur, le genre d'utilité qui est propre aux livres de voyages. Elles le transportent, pour ainsi dire, par la pensée, d'un lieu à l'autre; et, à quelques égards, elles l'initient à la connaissance des populations mieux que s'il était réellement amené par étapes sur les localités décrites, comme le sont aujourd'hui certains voyageurs abonnés pour un mois à un réseau de voies ferrées. Ce genre

d'utilité augmentera d'âge eu âge; et nos collections offriront dans l'avenir, au lecteur, les éléments de voyages rétrospectifs que ne lui fourniront pas les historiens de notre époque.

Telle n'est pas cependant la seule destination des monographies; elles doivent être consultées plus souvent que lues. Comme les dictionnaires de toutes sortes, elles constituent des répertoires de faits nombreux, dans lesquels les classes lettrées auront souvent à chercher un renseignement. C'est en vue de cette destination spéciale que l'on a joint, à chacun des tomes II à VI des Ouvriers européens, une table analytique des matières, avec un précis méthodique et alphabétique. Le lecteur, à l'aide de ces deux documents, trouvera sans peine la monographie dans laquelle il a chance de rencontrer le renseignement qu'il désire. Toutefois le but serait imparfaitement atteint si, pour découvrir un seul fait ou un seul chiffre, il fallait parcourir toutes les matières qui composent une monographie ordinaire. En prévision de cette difficulté, j'ai toujours classé ces matières, suivant le même ordre, avec de nombreuses subdivisions, placées sous les mêmes titres et réunies dans un cadre invariable. Pour faciliter la comparaison des lieux et des hommes, j'ai réduit à une moyenne de 50 pages l'étendue de chaque monographie, en conservant uniquement les détails indispensables. J'ai pu obtenir cette concision, sans m'écarter en rien du but principal que je devais atteindre. A cet effet, j'ai toujours groupé les détails en trois parties : 1° le titre principal de la monographie, ou les caractères dislinctifs de l'ouvrier décrit; 2° la monographie proprement dite, ou la description de la famille résumée dans le budget domestique; 3" les deux textes qui éclairent, simplifient et complètent le budget domestique.

en. ix. — les monographies de familles ouvrières. 229

lr* PARTIE : LE TITRE PRINCIPAL DE LA MONOGRAPHIE.

Les ouvriers se reconnaissent tous à des traits communs, indiqués dans la définition qui en a été donnée (vin, 1); et, parla, ils se distinguent des autres classes de la société. Toutefois ils sont loin d'être égaux entre eux. En Europe, plus que sur les autres continents, ils diffèrent les uns des autres par trois circonstances principales : la profession qu'ils exercent, le rang qu'ils occupent dans la hiérarchie des travaux de cette profession, le système d'engagement qui les lie aux chefs de cette hiérarchie.

En décrivant les moyens de subsistance des populations (iv, 3aio), j'ai comparé ce la valeur sociale» des divers groupes d'arts usuels. J'ai pris, pour critérium de la supériorité, l'aptitude relative que montre chacun de ces arts pour conserver l'ordre moral chez les familles qui l'exercent. Il suffit donc de mentionner la profession de l'ouvrier, en tête du litre principal de la monographie, pour que le lecteur ait un premier moyen de placer la famille étudiée, à son vrai rang, dans la classification méthodique de la race.

Les ouvriers attachés aune profession n'y atteignent pas tous le môme niveau. En s'élevant progressivement de la situation inférieure à celle qui indique le plus haut degré d'aisance et de vertu, ils peuvent occuper six conditions qui se succèdent généralement dans l'ordre que je vais indiquer. Les nuances spéciales à chaque échelon varient dans les diverses régions de l'Europe : je décris ci-après celles qui sont les plus habituelles en Occident.

Les ouvriers-domestiques ont rarement un ménage en

propre : ils sont célibataires et attachés au ménage deleur maître. Ils travaillent exclusivement pour le compte de ce dernier. Us sont rétribués par des combinaisons fort différentes : en partie par un salaire; en partie et surtout par des subventions qui pourvoient aux besoins essentiels. Dans les sociétés à mœurs simples, le domestique a une situation modeste, mais assurée et conforme à ses sentiments intimes; parfois celte situation devient permanente, grâce au mariage et a des allocations qui donnent au domestique le caractère de tenancier (111, m, 19; IV, vu, 12). Dans les sociétés compliquées de l'Occident, le domestique, quoique rétribué par un salaire relativement élevé, est rarement satisfait de sa situation et se montre enclin à la changer.

Les ouvriers-journaliers sont chefs de ménage; et, dans les sociétés simples de l'Orient et du Nord, ils sont toujours établis dans une habitation qui leur est propre. Dans l'Occident, ils sont de plus en plus réduits «à la situation anormale qui est, dans cette région, l'une des principales causes d'antagonisme social et d'instabilité : ils doivent se contenter d'habitations fournies par des propriétairesrentiers, qui tirent de la location de ces immeubles leurs moyens d'existence. Les journaliers travaillent exclusivement pour le compte d'un patron ou de plusieurs maîtres. Ils sont rétribués en partie par des subventions organisées selon les besoins de leurs familles, en partie et surtout par un salaire en argent, proportionnel au nombre des journées de travail fournies par l'ouvrier.

Les ouvriers-tâcherons sont chefs de ménage et travaillent exclusivement pour le compte d'autrui, comme le font les journaliers. Us s'élèvent toutefois au-dessus de ces derniers par deux traits importants. Us contractent avec le maître une association utile aux deux parties : ils

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s'engagent à exécuter loyalement une quantité donnée de travail moyennant un prix convenu ; par l'énergie de leurs bras et l'application constante de leur esprit, ils diminuent la dépense du maître et augmentent le produit de leur travail journalier, lis acquièrent, en outre, une indépendance légitime, en devenant libres de régler l'emploi de leur temps selon leurs propres convenances. Ils font ainsi un premier pas décisif vers la condition indépendante du chef de métier qui travailleà son propre compte. Les ouvriers-tenanciers font un pas de plus vers l'indépendance. Ils exploitent, a leur propre compte, un immeuble fourni, moyennant redevance, par un propriétaire appartenant à une autre classe de la société. La concession de cet immeuble est toujours la base d'une exploitation lucrative. Elle rapproche deux familles dans une association naturelle. La première est relativement riche. Elle possède, sur le territoire, des instruments de travail qu'elle ne peut tous exploiter. Souvent les familles de cette condition renoncent à l'exploitation pour vivre uniquement des ressources fournies parles redevances : elles recherchent les honneurs qu'assurent aux grands propriétaires, chez les fortes races, le patronage traditionnel des tenanciers et le service gratuit des intérêts publics. La seconde est une famille dépourvue du capital nécessaire à une exploitation fructueuse, mais possédant les qualités morales qui, sous le patronage du propriétaire, suffisent au succès. Les concessions faites aux tenanciers sont très fécondes, quand chacune des familles associées pratique les devoirs que lui impose sa condition sociale. Elles n'ont point le caractère malsain, propre aux locations de foyers domestiques 1 quand les propriétaires sont

1. La location des foyers domestiques aux ouvriers imprévoyants est un des traits les plus dangereux de la désorganisation actuelle de l'Occident (VI, ix).

étrangers à l'esprit de patronage, et quand les locataires ne possèdent point les qualités que je viens d'indiquer comme essentielles au bon tenancier (III, vin, i s) . Les tenanciers ne groupent pas, comme les ouvriers précédents, des familles de condition analogue : ils présentent une série complète de situations sociales qui s'élèvent, par degrés insensibles, entre les deux termes extrêmes de la classe ouvrière, savoir : le domestique qui a le droit de posséder une tête de bétail dans le troupeau du maître; le chef de métier qui reçoit, à charge de redevance, un immeuble dont l'exploitation donne un emploi suffisant au travail de ses bras et à celui de tous les membres de sa famille. Tous les journaliers et les tâcherons de cette catégorie d'ouvriers « tiennent » au moins leur habitation. Celle-ci est accompagnée, dans les villes, d'un atelier ou d'une boutique ; elle est complétée, dans les campagnes, par des étables et diverses dépendances rurales. Ces tenanciers sont spécialement nommés bouliers urbains et bouliers ruraux.

Les ouvriers-propriétaires occupent toutes les situations qui correspondent à. celles des ouvriers-tenanciers; mais ils en diffèrent en ce qu'ils possèdent, en toute propriété, l'immeuble qu'ils occupent. Cette différence, même entre ceux qui occupent deux immeubles d'égale importance, implique la supériorité sociale du propriétaire sur le tenancier. Les monographies comparées des deux classes mettent en évidence cette supériorité, en ce qui touche l'ordre matériel, la culture intellectuelle et les qualités morales. Le propriétaire n'a point à déduire une redevance des produits de son exploitation. 11 a le discerne-

Toutefois le mal actuel pourrait prendre des caractères plus dangereux encore : c'est ce qui arriverait, par exemple, si la location du vêtement, qui se fait déjà à certaines classes dégradées, devenait un emploi régulier des capitaux à l'égard des classes honnêtes, mais imprévoyantes.

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ment nécessaire pour ne point compromettre le succès par des fautes de jugement; et, pour éviter cet écueil, il n'a pas besoin, comme le tenancier, de recourir au patronage d'un propriétaire. Enfin il résiste aux vices développés par les appétils sensuels et aux embûches tendues par les préteurs d'argent. Le contraste que je viens de signaler démontre qu'on ne saurait transformer tout à coup, en propriétaires indépendants, une race de tenanciers. Cette vérité est mise en évidence par le résultat des lois imprudentes qui ont été promulguées, depuis 1848, pour émanciper les tenanciers féodaux de la Russie, de la Hongrie et de l'Autriche (II, Ep. 4). Certains tenanciers, qui vivaient heureux sous l'autorité de leurs anciens maîtres, commencent à tomber sous la dure dépendance des cabaretiers et des usuriers.

Les ouvriers-chefs de métier, soit tenanciers, soit propriétaires, se classent au-dessus des précédents. Ils se reconnaissent à un caractère qui met une forte empreinte sur toutes leurs habitudes : ils travaillent exclusivement pour leur propre compte. Telle est la situation du cloulier et du cordier, qui ont un atelier fixe ; tel est également le cas du forgeron, du maçon, du charpentier et des autres ouvriers du bâtiment, qui ont, au dehors de leur atelier propre ou de leur habitation, une clientèle de voisinage. Us s'élèvent jusqu'à la limite qui sépare les ouvriers des maîlres proprement dits, lorsque, travaillant encore de leurs propres mains, mais perdant complètement le caractère de journaliers et détacherons, ils ont pour auxiliaires les membres de leur famille, secondés au besoin par des domestiques. Les ouvriers-maîtres reçoivent deux noms spéciaux dans les deux arts les plus usuels de l'Occident : ils sont appelés paysans en agriculture et artisans dans l'industrie manufacturière des villes et des campagnes.

Les particularités qui se rattachent à la condition des six catégories d'ouvriers forment un ensemble d'idées complexes. Cette complication nuirait à la simplicité et à la clarté des monographies, s'il fallait reproduire pour chacune d'elles les détails relatifs a l'ouvrier décrit. Il était donc utile de résumer ces particularités en six mots, et de peindre brièvement la condition de l'ouvrier par un de ces mots mentionnés dans le titre.

La condition de l'ouvrier n'est pas complètement définie parles rapports d'intérêt qui existent entre lui et le maître, Le trait le plus important à signaler n'est pas le salaire payé par le patron au domestique, au journalier ou au tâcheron, non plus que la redevance due par le tenancier au propriétaire : c'est la nature et surtout la durée de l'engagement, qui lie les deux parties. En général, ce renseignement n'est pas spécial à l'ouvrier décrit : il est caractéristique pour la société dont il fait partie. Souvent, en effet, il permet de présumer que le caractère dominant de la constitution sociale est la paix ou la discorde.

11 existe trois sortes d'engagements qui se succèdent généralement, dans le même lieu, à mesure que les populations s'y agglomèrent. Les engagements forcés sont habituels dans les contrées où le sol disponible abonde, et ils régnaient encore sur l'Orient de l'Europe pendant les vingt années où j'entretins avec cette région des rapports journaliers. Des relations d'amitié m'ont, en outre, permis de connaître les particularités qu'offre ce même régime en dehors de l'Europe. Sur les territoires où les familles éparses sont soumises au Décalogue et où les propriétaires résident en permanence, l'organisation qui satisfait le mieux le maître et l'ouvrier est celle qui établit entre eux des liens indissolubles. J'ai constaté cette disposition d'esprit chez l'ouvrier, même dans les localités de l'Oural

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(II, tu etiv), où les familles commençaient à s'agglomérer. La satisfaction des deux parties est plus marquée encore dans plusieurs steppes de l'Asie centrale, où les familles restent fort éparpillées sur le sol1. Enfin, des faits accomplis dans l'Occident au moyen âge et de ceux qui se manifestent maintenant en Russie, on peut conclure que le maître est pins porté que l'ouvrier à rompre le lien féodal, lorsque le sol disponible fait défaut.

Les engagements volontaires permanents ont succédé au précédent régime dans les contrées du Nord et dans les oasis de l'Occident qui ont conservé la paix et la stabilité. Cependant, depuis 1830, ce second régime est lui-même remplacé de plus en plus par le troisième régime, celui des engagements momentanés. Cette dernière transformation s'opère dès que le respect de la loi morale est ébranlé par la corruption des idées et des mœurs. Les sentiments mutuels sur lesquels reposait la solidarité du maître et de l'ouvrier se brisent rapidement; dès lors il ne leur est plus possible de fixer à l'amiable les conditions des salaires ou des redevances. Bientôt la rupture des anciens rapports devient inévitable. Comme d'ailleurs le contact des deux classes reste continuel et ne comporte pas l'indifférence, l'ancien état de paix est peu à peu remplacé par la discorde. Dans l'organisation du travail qui s'établit sous l'influence de ces nouveaux sentiments, la stabilité devient impossible, comme elle le serait dans la famille, si les contraintes du mariage ne remédiaient pas en partie à l'oubli du Décalogue.

1. Dans de longs entretiens avec M. l'abbé Hue, missionnaire catholique chez les Chinois et chez les Mongols, nous avons souvent reconnu, en méditant sur les mœurs de ces derniers, que l'indissolubilité du lien qui unit le maître au serviteur est nécessaire au bonheur de la race autant que l'indissolubilité du mariage chez les Européens. Au surplus, j'ai donné ci-dessus un exemple des indications fournies à ce sujet par mon ami dans l'un de ses ouvrages (iv,4i.

Ces considérations suffisent pour démontrer qu'on simplifie singulièrement la description d'une famille en mentionnant, dans le titre principal, le système des engagements, après les deux informations relatives à la profession de l'ouvrier et au rang qu'il y occupe.

2e PARTIE : LA MONOGRAPHIE PROPREMENT DITE.

L'existence des ouvriers est parfois compliquée dans ses détails, mais elle se résume toujours en deux traits principaux. Ils travaillent sans relâche à réunir les ressources nécessaires à leur subsistance; sans cesse, également, ils se préoccupent d'établir l'équilibre entre la conquête de ces ressources et la satisfaction de leurs besoins. Celte corrélation intime et journalière entre les deux éléments de l'existence ne se retrouve guère chez les familles adonnées aux professions libérales; elle fait souvent défaut chez celles qui ont atteint les plus hauts degrés de la richesse ; et, à ce niveau des sociétés, elle manque généralement dans les mauvaises constitutions sociales.

Les riches, en effet, peuvent rester personnellement étrangers à la conquête des moyens de subsistance. Ils habitent souvent loin des localités où se trouvent les sources de leur fortune. Enfin, lors même qu'ils y résident, il leur est loisible de rester inactifs et de se créer une vie factice en consommant des produits tirés des autres régions du globe. La description d'une famille établie sur de telles bases apporterait à la science sociale peu de matériaux utiles. Elle fournirait peu d'enseignements sur l'existence des autres familles de la même classe. Enfin, elle pourrait suggérer des impressions fausses sur la constitution sociale des pays que ces familles habitent.

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Sauf de rares exceptions, les ouvriers sont dans la situation opposée. Ils sont fixés sur les lieux où ils travaillent. Ils ne peuvent se dispenser de prendre part à l'activité locale. Ils doivent se contenter des moyens de subsistance les plus économiques et, en conséquence, se procurer sur place les matières qu'ils ne produisent pas eux-mêmes. Enfin, les ouvriers, qui forment la partie la plus nombreuse de la population, sont, par cette raison, les principaux consommateurs des produits du sol. Il en résulte que la description d'une famille ouvrière fait connaître la plupart des autres familles et mentionne tous les éléments essentiels à la constitution de la société.

De ce qui précède il résulte également que, pour avoir la connaissance complète d'une famille, il suffit de constater dans tous ses détails ce qu'elle produit et ce qu'elle consomme. On est initié par cette étude, non pas seulement à la vie matérielle, mais encore à la vie intellectuelle et morale. Comme le démontrent les monographies des Ouvriers européens, il n'est guère, dans l'existence de l'ouvrier, un sentiment ou un acte digne de mention qui n'ait sa trace marquée dans le budget des recettes ou dans celui des dépenses. La démonstration de cette vérité est donnée dans les deux chapitres suivants.

3e PARTIE : LES DEUX TEXTES COMPLÉTANT LE BUDGET DOMESTIQUE.

La méthode des monographies de familles fut créée dès que j'en eus coordonné les détails dans un budget. Je le composai de deux tableaux placés en regard l'un de l'autre; et j'en assurai le contrôle par la balance établie entre les deux totaux des recettes et des dépenses annuelles. Ainsi résumées dans le budget domestique des

familles observées, les monographies pouvaient, à la rigueur, fournir les éléments fondamentaux de la science sociale au lecteur qui a le loisir de les tirer lui-même des chiffres par une méditation soutenue.

Toutefois, l'expérience m'a suggéré peu à peu certaines modifications qui rendent les monographies plus claires, plus simples et plus complètes pour la majorité des lecteurs. Pour atteindre à ce but, j'ai placé la monographie entière sous le titre principal, dont les avantages sont indiqués ci-dessus (g) ; j'ai ajouté deux textes au budget; enfin, j'en ai séparé deux séries de chiffres, qui deviennent plus utiles en figurant comme annexes.

Le premier texte, ayant pour titre : Observations -préliminaires, est placé avant le budget, auquel il sert d'introduction. Subdivisé en 13 paragraphes, il expose la nature des lieux, l'organisation du travail dans la localité et surtout les caractères spéciaux de la famille décrite. Il développe ensuite les traits généraux des recettes et des dépenses ou, en d'autres termes, les moyens et le mode d'existence. Le douzième paragraphe présente une histoire delà famille, où l'on signale, soit les bonnes traditions qui ont conservé la connaissance de la loi morale, soit les mauvais exemples qui en ont affaibli ou détruit la pratique. Enfin, le dernier paragraphe des observations préliminaires montre comment cette condition morale de la famille engendre pour elle le bien-être ou le malaise matériel, en se combinant avec les mœurs et les institutions du pays.

Le second texte a pour titre : les Eléments divers de la constitution sociale. Il n'appartient pas au corps même de la monographie; il lui est seulement annexé comme un complément final. On y mentionne les phénomènes sociaux devant lesquels l'ouvrier est simplement passif et dont les

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