LES 300 MOTS CONSTITUTIFS DU LANGAGE PROPRE A LA SCIENCE SOCIALE
Absentéisme. — Habitude du propriétaire foncier qui ne re'side pas sur l'Atelier de travail dans lequel il puise ses principaux moyens de subsistance.
Elle est vicieuse au double point de vue moral et matériel ; et elle est répréhensible chez les propriétaires ruraux, les Forestiers et les Mineurs, plus encore que chez les Manufacturiers et les Commerçants.
Abus de la Richesse. — Le premier écueil sur lequel échouent les peuples prospères, quand les riches oublient le devoir qui leur commande de servir la Loi morale par leur exemple et leurs leçons.
Abus de la Science. — Le deuxième écueil sur lequel échouent les peuples prospères, quand les savants et les Lettrés, par leurs enseignements , attaquent la Loi morale.
Abus des mots. — Corruption du langage qui propage l'Erreur par deux moyens principaux : par le seul énoncé d'un mot détourné du sens qu'il avait aux époques de Vertu; par l'introduction d'un mot non défini.
De notre temps, l'abus a souvent
porté sur les mots : Civilisation, Égalité, Liberté, Progrès.
Abus du Pouvoir. — Le troisième écueil sur lequel échouent les peuples prospères, quand les gouvernants opposent leur autorité aux prescriptions de la Loi morale.
Adultère. — Outrage à la foi conjugale dont le ixe commandement du Décalogue éternel défend même la pensée.
Age mûr (L') et la vieillesse.
— Ils jouent un- rôle prépondérant au sein des sociétés modèles : leur supériorité est due à l'Éducation qu'ils ont puisée dans la pratique de la vie; et c'est par ce motif qu'ils sont partout préposés à la direction de l'Enfance et de la Jeunesse.
Agriculture. — L'une des huit branches principales des Travaux usuels. Ensemble des arts ayant pour objet la culture du sol et les ëlaborations de produits, opérées ordinairement dans les domaines ruraux.
Alliance des Travaux de
l'atelier ET DES INDUSTRIES DOMES- TIQUES. — La troisième pratique de la Coutume des ateliers. — Organisation du travail dans la-
Cn. XIV. — RESULTATS CONCEnNANT LE CHOIX DU LANGAGE.
quelle la Famille complète, par l'exercice des industries accomplies au Foyer, les ressources fournies à son chef par l'Atelier.
Antagonisme social. — L'un des caractères principaux de l'état de Souffrance; il se manifeste par l'affaiblissement du principe d'autorité et par l'esprit de Nouveauté ou de révolte dans la Famille, l'Atelier et les Institutions de la vie publique. — De nos jours, dans l'Occident, il a été provoqué par les Gouvernants et les Maîtres plus que par les Ouvriers.
Aristocratie.— L'un,des cinq éléments de la Souveraineté dans les Sociétés compliquées et prospères : c'est celui qui s'applique au Gouvernement de la Province et aux degrés supérieurs du Gouvernement local. — Portion de l'Autorité publique, exercée par des sages que désigne, soit la nature des rapports sociaux, soit le choix du monarque ou du peuple. Elle se fortifie en raison des services rendus au public.
Artisan rural. — Petit chef de métier résidant à la campagne, où il exerce, entre autres spécialités, les professions de forgeron, de charpentier, de maçon onde tisserand. Il possède ordinairement une borderie qu'il exploite avec le concours de sa Famille., quand il ne travaille pas, dans le Voisinage, pour le compte du Gentleman, des Paysans ou des autres Bordiers.
Arts libéraux. — Profes-
sions comprenant surtout, selon l^Drdre des qualités morales qu'elles exigent : les hommes de guerre, les ingénieurs, les instituteurs de la Jeunesse, les savants, les Lettrés et les artistes, les avocats, les médecins, les magistrats et les juges, les ministres de la Pieligion et les ministres de la Souveraineté.
Arts usuels. — Professions qui se rattachent aux huit branches principales de travail.
Associations. — Réunions d'hommes qui, selon le but qu'elles veulent atteindre, constituent deux groupes principaux : les Communautés et les Corporations.
Assurance (Sociétés d'). — Institutions en vertu desquelles les associés allouent certains avantages à des souscripteurs quand surviennent des éventualités prévues.
Atelier de travail. — Lieu où s'exécutent les opérations caractéristiques de chaque profession usuelle ou libérale.
Autorités naturelles. — .
Individus dont le pouvoir est institué, dans la Vie privée, par la nature des hommes et des choses. Ces autorités sont : dans la Famille, le père; dans l'Atelier, le Patron; dans le Voisinage, le sage désigné par l'affection et l'intérêt de la population.
Autorité paternelle.— L'un des quatre éléments moraux de l'Édifice social. L'agent délégué par Dieu pour assurer la pra-
tique du Décalogue et le règne de la Paix sociale. Le pouvoir unique chez les races simples ; le premier degré du pouvoir chez les races compliquées. Il a deux caractères : l'un privé, dans la Famille ; l'autre public, dans le Voisinage.
Autorités privées et publiques. — Personnes préposées a la Paix sociale sous les cinq formes de la Souveraineté.
Autorités sociales.— Individus qui sont devenus, par leurs propres vertus, les Modèles de la Vie privée; qui montrent une grande tendance vers le Bien, chez toutes les races, dans toutes les conditions et sous tous les régimes sociaux; qui, par l'exemple de leurs Foyers et de leurs Ateliers, comme par la scrupuleuse pratique du Décalogue et des Coutumes de la Paix sociale, conquièrent l'affection et le respect de tous ceux qui les entou-
rent; qui, enfin, font régner le Bien-être et la paix dans le Voisinage.
Autorités sociales (d'après Platon). — « Il se trouve toujours, parmi la foule, des hommes divins, peu nombreux, à la vérité, dont le commerce est d'un prix inestimable, qui ne naissent pas plutôt dans les Étals policés que dans les autres. Les citoyens qui vivent sous un bon gouvernement doivent aller à la piste de ces hommes, qui se sont préservés delà corruption, et les chercher par terre et par mer, en partie pour affermir ce qu'il y a de sage dans les lois de leur pays, en partie pour rectifier ce qui s'y trouverait de défectueux.
11 n'est pas possible que notre république soit jamais parfaite, si l'on ne fait ces observations et ces recherches, ou si on les fait mal. » (Platon, les Lois, livre XII.)
Besoins essentiels de l'homme. — Ils sont au nombre de deux : la connaissance de la Loi morale et la possession du Pain quotidien. La satisfaction de ces deux besoins est assurée aux Sociétés par l'obéissance à la Constitution essentielle et aux Coutumes qui en dérivent.
Bibliothèque (La). — Ensemble des écrits produits par la Méthode qui est employée, dans
l'ouvrage intitulé les Ouvriers européens, pour créer la science des sociétés et guérir les maladies sociales.
Bien (Le). — Le Bien a deux aspects : d'une part, il est la règle imposée à la volonté par la Constitution essentielle et les Coutumes qui en dérivent ; de l'autre, il est le régime créé par la conformité des actes et des pensées avec cette règle.
CH. XIV. — RESULTATS COXCEIINANT LE CHOIX DU LANGAGE
Bien-être. — Expression généralement employée, dans cet ouvrage, avec le même sens que le mot Bonheur. Elle se rapporte plus spécialement aux nuances qui caractérisent la condition matérielle des individus.
Blé. — Nom donné à l'espèce de céréale qui, chez beaucoup de peuples Sédentaires, constitue la base principale de l'alimentation.
Bonheur. — Expression employée généralement, dans cet ouvrage, pour indiquer le résultat produit, par l'action réitérée du Bien, sur la condition physique et morale des individus.
Bordiers. — Propriétaires ou Tenanciers n'occupant guère que leur habitation, dite « borderie », avec quelques dépendances agricoles. Le Bordier fournit son travail au Gentleman ou aux Paysans du Voisinage en échange
de Salaires ou de Subventions.
Les autres membres de la famille exploitent la borderie. Chez les populations bien organisées de l'Europe, la borderie comprend souvent, entre autres dépendances, un droit de parcours sur les biens communaux, un jardin potager, un champ pour la culture des pommes de terre, une prairie, une chônevière, un porc, une chèvre ou une vache laitière.
Budget des familles. — Élément de la vie domestique sur lequel repose principalement la Méthode d'observation appliquée à la Science sociale.
Bureaucratie. — Organisation vicieuse de Gouvernement, conférant la réalité du pouvoir à des agents qui n'offrent point suffisamment aux Gouvernés les garanties de la responsabilité personnelle.
Caisse d'épargne. — Institution de prévoyance, récemment introduite en Occident, où chacun peut déposer, avec jouissauce d'intérêt, ses moindres économies.
Célibat. — Condition sociale qui, lorsqu'elle est conforme au vœu des individus, fortifie la constitution de la Famille-souche.
Chasse. — L'un des principaux moyens de subsistance chez les Sauvages, et l'un des moyens
accessoires chez les Nomades pasteurs et chez les Sédentaires.
Chômage. — Cessation du travail dans un Atelier, indépendamment de la volonté du Patron et des Ouvriers. Dans les bonnes coutumes, le patron pourvoit, par des travaux accessoires, à la cessation du travail principal.
Citoyens communaux. — A défaut d'un terme spécial, qui existe souvent dans les autres
langues, on désigne ainsi les habitants d'un Voisinage qui jouissent de certains droits locaux. Dans beaucoup de communes rurales, ce nom s'applique spécialement aux familles qui participent à la jouissance des biens communaux.
Civilisation. — Mot introduit à tort dans le langage moderne. 11 est vague et inutile, s'il exprime simplement l'état d'un peuple qui s'agglomère en développant les Arts usuels et les Arts libéraux et en bâtissant des villes. Il est faux et dangereux, s'il implique l'idée que cette agglomération offre le modèle du Bien et l'exemple du Bonheur.
Classe dirigeante. — Ensemble de personnes qui, par leurs doctrines ou leurs actes, donnent l'impulsion à une Société. Celle direction est surtout imprimée aux races de Sédentaires : chez les peuples modèles, par les Propriétaires ruraux et les directeurs des Ateliers de travail imbus de l'esprit de Patronage; chez les peuples ébranlés ou désorganisés, par les Légistes et les Lettrés.
Classe inférieure. — Ensemble des personnes qui emploient exclusivement dans leur propre intérêt, ou dans celui de leurs familles, le temps et les ressources dont elles disposent.
Classe supérieure. — Ensemble des personnes qui, après avoir rempli leurs devoirs de Famille, emploient leur temps
et leurs ressources dans l'intérêt de la Classe inférieure et du public.
Classes sociales. — Groupes de familles entre lesquelles une hiérarchie est établie par les Institutions ou les Mœurs.
Clergé. — L'un des deux corps indispensables à la conservation de la Paix sociale chez les races agglomérées, où tous les Pè'.'es de famille ne sont plus capables, comme chez les races simples, de remplir ce service. Comme les pères qui restent à la hauteur de leur charge principale, le Clergé enseigne le Décalogue éternel, c'est-à-dire la croyance à la Loi morale, révélée par Dieu, créateur de l'univers, et la pratique du culte domestique. Sa fonction spéciale est de présider, comme ministre de Dieu, à l'exercice de la Religion, c'est-à-dire du culte public fondé sur des dogmes et des riles. Chez les races où règne la Paix sociale, la Tradition fixe les rapports qui doivent être établis entre les deux corps préposés à la direction de la Vie publique pour assurer à la fois la paix de Dieu et la paix du souverain.
Coaction gouvernementale. — Caractère dislinctif du gouvernement des races essentiellement réputées «contraintes»
chez lesquelles les Institutions confèrent surtout aux Autorités publiques le devoir de pourvoir à la garde de la Paix sociale.
Coaction paternelle.— Ca«
CI]. XIV. — RESULTATS CONCERNANT LE CHOIX DU LANGAGE
ractère distinctif des races réputées « libres » chez lesquelles les Institutions et les Mœurs confèrent surtout aux pères de famille le devoir de pourvoir à la garde de la Paix sociale.
Colonies. — Établissements créés hors du territoire de la mère-patrie. Elles sont utiles aux races fécondes, et particulièrement aux grandes nations constituées en Familles patriarcales et en Familles-souches.
Commerce. — L'une des huit branches principales de Travaux usuels. Ensemble des arts ayant pour objet la conservation, le magasinage, le transport et l'échange des produits de toutes sortes. Il intervient souvent comme moyen de Richesse et pgent de Corruption.
Communauté. — L'un des trois éléments matériels de l'Édifice social. Mode de possession du sol établi parla tradition, et dans lequel la Propriété appartient, soit à un Voisinage, soit à une Commune, soit à une réunion de Communes. L'usage reste indivis entre les habitants de la localité propriétaire. Les sols ainsi constitués sont souvent désignés sous le nom de « biens communaux».
Communautés. — Associalions dont les membres exercent en commun tout ou partie de certaines industries agricoles, manufacturières ou commerciales, et, en général, les travaux ayant le gain pour objet.
Commune. — Circonscrip-
tion territoriale, ordinairement constituée par la Coutume, afin que les pères de famille s'y concertent en vue de pourvoir à certains besoins de la Vie publique. Elle correspond à l'une des cinq formes de la Souveraineté : la Démocratie. En Europe, dans les campagnes, elle se confond généralement avec la circonscription de la Paroisse; dans les agglomérations urbaines, elle comprend habituellement plusieurs Paroisses. Une solide organisation de la Famillesouche favorise le développement et l'indépendance des institutions communales.
Complication des sociétés.
— Voyez : Sociétés compliquées.
Conservation forcée. —
L'un des trois régimes de Succession. Le Foyer et l'Atelier, ou, en d'autres termes, les immeubles de la famille s'y transmettent intégralement en dehors de la volonté du propriétaire.
Constitution essentielle.
— Ensemble des Idées, des Mœurs et des Institutions qui satisfont les deux Besoins essentiels de l'homme. Une Société qui atteint ce but, sur un grand territoire, peut être assimilée à un Édifice comprenant sept éléments indispensables, savoir : deux fondements, le Décaloguc et l'Autorité paternelle ; deux ciments, la Religion et la Souveraineté; trois matériaux, la possession du sol sous ses trois formes (réunies ou séparées) : la Communauté, la
Propriété individuelle et le Patronage.
Constitution sociale. — Ordre établi dans toutes les branches d'activité d'une race d'hommes. Ces branches d'activité constituent deux groupes :
la Vie privée, placée exclusivement sous l'Autorité des pères de tamille-, la Vie publique, placée, en outre, sous la direction des Gouvernants. Les bonnes Constitutions offrent deux traits principaux : la présence des sept éléments de la Constitution essentielle; les Coutumes séculaires qui en assurent le règne.
Les mauvaises Constitutions se reconnaissent à des traits opposés : l'absence partielle des sept éléments de la Constitution essentielle et des Coutumes qui en dérivent; l'emploi de Lois écrites improvisées pour suppléer à l'absence de la Constitution essentielle et des Coutumes.
Contrainte. — Action coercitive exercée sur les individus dans l'intérêt de la Paix sociale.
Selon qu'elle provient principalement des pères de Famille ou des Autorités publiques, elle constitue deux sortes de régimes, appelés Coaction paternelle ou Coaction gouvernementale.
Corporations. — Associations dont les membres se livrent en commun à des travaux où l'intérêt intellectuel et moral domine l'intérêt matériel et financier.
Corruption. — État d'une
Société qui viole la Constitution essentielle et les Coutumes qui en dérivent.
Corvées. — Redevance en travail fournie par des Tenanciers au propriétaire du sol.
Corvées récréatives. — Concours prêté à une Famille par les habitants d'un Voisinage, pour accomplir une besogne urgente qui serait au-dessus des forces de cette Famille. C'est un acte d'obligeance fait, à charge de revanche, avec l'attrait de copieux repas offerts par les obligés.
Coutumes de la Paix sociale. — Ensemble des règles traditionnelles, dérivées de la Constitution essentielle chez les peuples prospères. Créées ou modifiées par les populations elles-mêmes, elles en garantissent mieux que les Lois écrites le Bien-être et l'indépendance.
Coutume des ateliers. — Ensemble des six pratiques qui, chez les races soumises à la Constitution essentielle, conservent l'affection réciproque entre le Patron et ses Ouvriers, en conjurant toute éclosion de l'Antagonisme social. Les six pratiques s'énoncent comme il suit :
l°permanence des Engagements; 2° entente touchant le Salaire; 3° alliance des travaux de l'Atelier et des Industries domestiques; 4° habitudes d'Épargne; 5° union indissoluble de la Famille et du Foyer; 6° respect de la femme.
Elles se résument ordinairement
CH. XIV. — RESULTATS CONCERNANT LE CHOIX DU LANGAGE
dans la première, qui implique les cinq autres.
Croyances religieuses. — Elles attachent les fidèles à la pratique d'un culte, et elles assurent le respect du Décalogue en enseignant aux croyants que ses préceptes, étant révélés par Dieu, ne sauraient être améliorés par la raison humaine.
Cueillette. — L'un des moyens principaux de subsistance chez les Sauvages, et l'un des moyens accessoires chez les Nomades
pasteurs et chez les Sédentaires, Culture intellectuelle. — L'un des charmes et l'un des trois écueils de la Prospérité.
Sous le régime de la Famillesouche, l'esprit de Nouveauté développe la culture intellectuelle, souvent jusqu'à compromettre les Traditions du Bien; sous le régime de la Famille patriarcale, l'esprit de Tradition s'oppose à la culture intellectuelle, parfois jusqu'à perpétuer l'esprit de Routine.
Décadence. — Mot qui exprime le mouvement produit au sein d'une Société en voie de Corruption. Par opposition à la doctrine du « Progrès fatal », on a souvent affirmé, sous le nom de « Décadence fatale », une autre erreur : celle-ci, assimilant l'existence d'une race d'hommes à celle d'un individu, enseigne que chaque société doit fatalement passer par trois époques :
la naissance, l'âge mûr, la vieillesse, pour aboutir à la mort.
Décalogue. — L'un des quatre éléments moraux de l'Édifice social. Réunion des dix préceptes de la Loi morale. Toutes les races modèles ont cru et croient encore qu'il a été révélé par Dieu aux hommes. Les sociétés ont prospéré, souffert ou péri, selon qu'elles en ont respecté, négligé ou méprisé la pratique. Le
Décalogue éternel : 1° interdit l'idolâtrie et le culte de plusieurs dieux; 2° interdit l'abus du nom de Dieu; 3° prescrit le culte du Dieu unique; h° prescrit le respect du père et de la mère; 5° interdit le meurtre ; 6° interdit l'impureté; 7° interdit le vol; 8° interdit le faux témoignage ; 9° interdit l'adultère; 10° interdit la convoitise du bien d'autrui.
Déclaration des droits. — Les deux documents auxquels on se réfère habituellement pour développer les prétendus principes de 1789.
Déduction. — Système de raisonnement qui, partant d'un principe général admis comme certain, en tire, comme conséquences, des conclusions particulières.
Démocratie.— L'un des cinq éléments de la Souveraineté dans
les Sociétés compliquées et prospères. — Portion de l'Autorité publique exercée au degré inférieur du Gouvernementlocal, ordinairement la Commune, pour la gestion des intérêts spéciaux à la localité. — Elle comprend tout le Gouvernement dans une petite Société où les familles sont assez rapprochées et assez soumises à la loi de Dieu, pour que le peuple assemblé puisse, tout en gardant la paix, régler souverainement ses intérêts communs.
Dépendance réciproque.
— État normal des rapports sociaux dans les Sociétés bien organisées. 11 relie notamment le mari et la femme, le père et les enfants, le Maître et les Serviteurs, le souverain et les sujets.
Dans ces Sociétés, il impose à ceux qui commandent des devoirs plus lourds qu'à ceux qui obéissent.
Désordres atmosphériques. — Avec les révolutions qui ont lieu à la surface du globe, ils sont la seule cause qui, en dehors de la révolte contre la Constitution essentielle, provoque la Souffrance, et, dans certains cas, la Désorganisation des sociétés.
Désorganisation sociale.
— Commencement de Ruine produitau sein d'une Société, soit par la violation de la Constitution essentielle et des Coutumes ijui en dérivent, soit par les Désordres atmosphériques.
Devoir (Le). — Ensemble
des obligations qu'imposent, dans une Société prospère, aux individus isolés ou réunis, la Constitution essentielle et les Coutumes qui en dérivent.
Dieu. — L'Être suprême que les peuples prospères ont tous considéré comme leur vrai souverain. Selon cette croyance, il a créé le ciel et la terre; il a élevé l'homme au-dessus des autres êtres de la création, en lui donnant le Libre arbitre; il a réglé l'usage de la Liberté en révélant aux hommes le Décalogue éternel.
Discorde civile. — Manifestation de l'Antagonisme dans la Société, et l'un des préludes de la Désorganisation sociale.
Distinction tv.atioue du bien et du m vi.. — Établie chez les peuples prospères par la Constitution essentielle et par les Coutumes qui en dérivent.
Dogmes (Les trois faux). — Les aberrations principales, déduites logiquement de l'Erreur fondamentale depuis 1762, puis adoptées comme principe de Gouvernement depuis 1789.
Domaine aggloméré. — Il comprend : te territoire, à éléments réunis; le Foyer, isolé au centre du Domaine. Il est le meilleur type d'Atelier rural.
Domaine morcelé. — Il comprend : le territoire, à éléments épars dans la banlieue d'un village central ; le Foyer, groupé dans le village avec ceux des autres Doma ines. Il est le