‹ La métromanie; comédie en cinq actes. Précédée d'une noticeChapitre 13 sur 127 · LE THEATRE DE PIRON XIII · texte numérisé non relu

LE THEATRE DE PIRON XIII

était bien loin d'avoir tort en appréciant avec sévérité la comédie nouvelle. Collé, qui a dénigré et peint sous les plus mauvaises couleurs, dans son Journal historique, Piron, dont il était l'ami intime, a dit, à propos d'une reprise des Fils ingrats, remis à la scène au mois de novembre 1748 ', que le sujet de cet ouvrage est révoltant et peu comique. Il convient cependant, mais après de rudes critiques, qu'il renferme beaucoup d'esprit et nombre de vers bien faits^.

Loin de se décourager, Piron , qui avait commencé par répudier les farces foraines au profit de la comédie, voulut s'élever pour ainsi dire au sommet et aborder sans transition aucune le genre tragique. Nous imaginons que l'idée d'être désagréable à Voltaire et de parvenir peut-être à contre-balancer sa gloire était pour lui une sorte d'encouragement. Le i3 décembre 1729, les Comédiens se réunirent, conformément à leurs habitudes , pour entendre la lecture de la tragédie de CALUSTHitiE h Celle-ci fut t;eçue sans débat et mise à l'étude immédiatement. Donnée pour la première fois le 1 8 février 17304^ elle ne put, dans sa nouveauté, dépasser le chiffre de huit représentations. Joué à Versailles le 2 mars 5, Callisthène mérita , à ce qu'il paraît, les approbations de la Cour.

1. Lors de cette reprise, la comédie de Piron ne put, au dire de Collé, fournir plus de quatre représentations.

2, Collé. Journal historique, tome I, page 20. 5. Archives de la Comédie française.

4. Avec V Avocat Pathtlin. Recette : 4,574 livres 10 sols. 1,143 1. 12 s, 6 d., c'est-à-dire le quart de la recette, prélevés au profit des pauvres, il restait à la troupe 3,4 3 o 1. 17 s. 6 d.

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