‹ La métromanie; comédie en cinq actes. Précédée d'une noticeChapitre 4 sur 127 · LE THEATRE DE PIRON V · texte numérisé non relu

LE THEATRE DE PIRON V

par une sorte de prodige que son chef-d'auvre a trouvé grâce aux yeux de ses trop nombreux détracteurs. Pour qu'il en ait été ainsij il fallait qu'il possédât une valeur bien indiscutable, et qu'il euf en lui tous les mérites et toutes les perfections qui désarment la critique la plus décidée.

Il n'entre ni dans nos intentions, ni dans le cadre naturellement restreint de cette publication, d'entreprendre le récit de l'existence de Piron, récit assez long et tenté déjà avec plus ou moins d'exactitude par des biographes la plupart du temps prévenus ' . // ferait, en outre, une sorte de double emploi avec la préface de la Métromanie, publiée en ijSS^ et qui n'est pas autre chose qu'une Vie de Piron , écrite par luimême.

Nous nous contenterons de puiser ça et là dans ce docuffxent, deux fois précieux, et par son authenticité et par son origine. Il en est de certains hommes comme des choses les meilleures : ils ne veulent pas être trop profondément connus. On les déprécie en les analysant, et

sources du vice pour plaire et se faire un nom ». Au sujet du péché de jeunesse de Piron, l'abbé s'exprimait ainsi : « Il est connu de tout le monde par une ode trop fameuse , dont la licence ne doit plus lui être reprochée, puisqu'il en a témoigné publiquement son repentir. » (Les Trois Siècles de la littérature française, etc., tome III, page 266.)

I. Dans sa Notice sur Piron, publiée en iSSy, mon ami M. Edouard Fournier a essayé cependant, avec son habituel talent, de réhabiliter l'auteur de la Métromanie. Après M. L. Lalanne [l'Athenœum du 2 février i856), il est un de ceux qui ont le plus dégagé Piron de toutes les noirceurs attachées, pour ainsi dire par tradition, à son nom.

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