‹ La meuteChapitre 107 sur 115 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

Les Mêmes, moins L'AUBERGISTE

La musique reprend. Le maréchal reste à la fenêtre et Ton voit de loin, aux mouvements de son dos, qu'il rit et qu'il s'amuse.

gertrude, à Sylvie. — Voyons, veuxtu rester là comme un terme? A quoi penses-tu ?

SYLVIE. — Toujours à la même chose :

à force que j'y pense, elle finira bien par arriver. Mais je trouve que cela est long, Voilà cinq jours que je suis mariée. Cinq jours de perdus.

gertrude. — Quoi? S'agit-il toujours d'en faire porter à M. le maréchal? Cela ne demande point tant d'application et

n'arrivera pas à force que tu y penses, mais bien plutôt sans y penser.

SYLVIE. — C'est une idée fixe.

gertrude. — D'accord, mais on fait cela gaiment.

SYLVIE. — Je ne rirai point que cela ne soit fait.

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