‹ La meuteChapitre 111 sur 115 · SCENE YI · texte numérisé non relu

SCENE YI

MASQUES, puis HENRI

PREMIÈRE FILLE. — OÙ va-t-on le dresser, ce lit?

DEUXIÈME FILLE, déplaçant une table.

— lai, n'importe ovi. Ces gens-là ne vont point s'aviser de faire les difficiles sur l'installation ! Ils doivent s'estimer heureux d'avoir un matelas. Ils sont toujours mieux lotis que moi, qui ai dû céder mon lit à la suivante.

PREMIÈRE FILLE. — Prends le mien, je ne serai pas en peine d'en trouver un autre.

Musique.

UN MASQUE, dans r arrière-salle., allant à la fenêtre. — Ah ! voilà la sérénade, viens !

DEUXIÈME MASQUE, entrant en scène.

— Mais non ! Ici ! Elle va passer sous la fenêtre.

LE PREMIER. — Apportez-moi mon granit par ici.

HENRI, entrant. — Holà!... Holà!

N'y a-t-il personne?

PREMIER MASQUE. — Allons ! apportezmoi mon verre!... Ah! çà, qu'est-ce que vous faites ? Vous enlevez les tables ?

DEUXIÈME FILLE. — Oui, On ne boit plus ici.

PREMIÈRE FILLE. • — Nous allons y dresser un lit pour monsieur le duc et madame la duchesse de Spalato.

HENRI. — Pour... Où sont-ils?

PREMIÈRE FILLE. — Excellenoe, ils viennent de sortir.

HENRI. — Ah !...

PREMIÈRE FILLE, aux niasqucs. — Allons, décampez, décampez, vous serez beaucoup mieux sur le traghetto pour voir passer la sérénade.

UN DES MASQUES. — "Viens avec nous!

Tu as le temps de dresser ton lit.

Tous sortent, sauf Henri, qui va à la fenêtre écouter la musique.

Sylvie ou la Curieuse d'Amour

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