‹ La meuteChapitre 12 sur 115 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

LANSPESSA, SAMMY, puis ARMAND

LANSPESSA. — J'ai fait dire au deuxième cocher, Armand, qu'il monte me parler.

SAMMY. — Il est là, monsieur le comte. Il y a également une autre personne, qui soutient que M. le comte attend sa visite.

LANSPESSA. — ■ C'est vrai. Armand d'abord.

11 entre.

ARMAND, — M. le comte m'a fait appeler?

LANSPESSA. — Oui. Qu'est-ce que c'est que cette note de fourrage et de ferrure que vous avez le toupet de me présenter pour le dernier mois ?

ARMAND. — Je ferai observer respectueusement à monsieur le comte que je ne lui ai pas le moins du monde présenté ma note : je l'ai présentée à monsieur.

LANSPESSA. — A monsieur?

ARMAND. — Monsieur, c'est M. Rennequin.

LANSPESSSA. — C'est à M. Rennequiu que vous avez présenté votre note, mais c'est moi qui vous chasse. Je vous donne vos huit jours. Fa«ites vos paquets.

ARMAND, à demi-voix. — Huit jours?

On s'en arrangera.

LANSPESSA. — Hein? Pas de réflexions.

Je pourrais faire mieux que vous chasser. Vous avez des relations bien louches.

ARMAND. — La place est devenue si mauvaise, qu'il faut b.en se rattraper comme on peut. J'ai monté une agence clandestine de paris aux courses, ça force à voir du bien vilain monde, du monde avec lequel il ne ferait pas bon se brouiller.

LANSPESSA. Plaît-il ?

ARMAND. — Rien, monsieur le comte, rien de rien.

LANSPESSA. — Eh bien! dehors!

ARMAND. — On s'en va, monsieur le corate. Je n'ai pas besoin d'user ma salive à vous dire des vérités : y a pas de témoins. Ça se retrouvera.

Lanspessa hausse les épaules et se remet à écrire. Armand sort. Sammy introduit Victor.

cée par une personne à qui je m'intéresse ?

VICTOR. — C'est moi.

LANSPESSA. — Comment vous appelezvous?

VICTOR. — Victor.

LANSPESSA. — Pour les dames ?

VICTOR. — Pour les deux sexes, Victor

LANSPESSA.

Hein ? Pas de réflexions.

SAMMY. — Monsieur...

LANSPESSA, sans lever les yeux. — Oui.

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