‹ La meuteChapitre 16 sur 115 · NÉGLIGEZ PAS TROP · texte numérisé non relu

NÉGLIGEZ PAS TROP

LANSPESSA. — Parfaitement raison.

Mais c'est malheureu&em.ent impossible jusqu'à nouvel ordre.

LE MARQUIS. — Ail! (Un temps.) Tu sais que tu peux parler devant moi très librement et... {Se tournant vers la marquise) ta mère ne se froissera pas...

LA MARQUISE. — Vous faites allusion à la baronne de Meyrieux?

LANSPESSA, avec impatience. — Elle n'est pour rien dans ma détermination de rester ici... Parlons d'autre chose, s'il vous plaît.

LA MARQUISE, souriant . — Une mère peut tout entendre, dès qu'il ne s'agit plus que de rupture.

LE MARQUIS. — De rupture ! Vous en parlez à votre aise. Je serais curieux de savoir comment il se tirera de celle-ci.

LANSPESSA. — Comment?... Un garçon assez entreprenant, qui sort d'ici, vient de me donner un conseil et un exemple que je juge excellents. Je vais tout bonnement jouer cartes sur table... (Il regarde sa montre.) Seulement...

LE MARQUIS, se levant. — Compris, (A la marquise.) Ma chère, avez-vous une place pour moi dans votre voiture ?

LA MARQUISE. — Oui. Nous dînons ensemble ?

LE MARQUIS. — Avec plaislr. Au cabaret?

LA MARQUISE. — Pas ce soir ; chez nous. En tête à tête. Pour les gens. (4 Lanspessa.) A bientôt.

Lanspessa lui baise la main.

LE MARQUIS. — Au revoir, mon cher, ne nous négligez pas trop.

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