SCENE VIII
Les MÊMES, moins SERMIONE, UNE BOUQUETIERE, puis BAj? i? ROY
Lanspessa traverse la scène et vient s'accouder fuiniliereinent au dossier du fauteuil ou Catherine est assise. On entend quelques not«s de musique.
m""* ludlow. — Qu'est-ce que cela?
RENNEQUIN. — C cst le sigual de la représentation. Les musiciens jouent devant la porte du théâtre le motif principal du Devin du Village.
CATHERINE. — Toujours commc à Bayreuth.
LANSPESSA. — Croyez-vous que Jean- Jacques serait renversé?
La bouquetière présente sa corbeille à Lilian.
CHATEAUROUX. — Ah ! fleurisseznous.
Lilian prend deux fleurs.
NÉTREViLLE. — Non, pas toutes les deux : choisissez.
BAFFROY, entrant. — Ne bougez pasl Quel joli groupe !
LANSPESSA, penché sur Catherine, mais assez haut pour être entendu. — Le mont Ida... fin de siècle.
CATHERINE. — Allcz-y : il y avait trois déesses sur le mont Ida.
LiLiAN. — Approchez, monsieur Rennequin, puisque c'est vous qui méritez le prix. {Elle lui donne une fleur. M" Lvdlow en donne une à Châteauroux. Sortît lente. Catherine, un instant tournée, ne voit pas Lilian s'approcher de Lanspessa sur le devant de la scène. Un temps. Mouvement de recul. Puis, arec décision.) Je voudrais vous dire quelques mots, monsieur.
LANSPESSA. — Cela me paraît... difficile, mademoiselle.
LILIAN. — Nullement. Je n'ai qu'à re-
venir ici pendant la représentation. Soyez lilian. ■ — Alors... raison de plus, je
tranquille, je saurai très bien m'arranger. désire d'autant plus vous parler. Je vous
LANSPESSA. — Permettez-moi de vous en prie.
faire observer qu'une telle démarche, si i^anspess a, s' inclinant. — Je suis à vos
CATHERINE. — Deux k cinq .\.xs.,.
on la surprend, cemblera bien étrange... ordres. {Rejoignant la marquise.) Com-
un peu... compromettante.
LILIANJ, le retjardant en face vous ?
LANSPESSA, de même. — Peut-être
)H-enez-vous maintenant ?
Pour LA MARQUISE. — Je commence.
cvTHERiNE. — Non, je ne me sens pas encore très bien, je reste ici. {Les au tics
sortent. Eenriequin en dernier. Elle te rappelle.) Clafude!