CORRECTIONNELLE
crime, la boxe et l'hydrothérapie. M. le comte de Lanspessa y a sa chambre, comme on a sa chambre au cercle. Où irions-nous, monsieur, et que deviendrait la noblesse de France, si vous aviez le droit de pratiquer vos saisies jusque dans les chambres de cercle ?
l'huissier. — Alors, il reste la police correctionnelle. J'ai besoin de parler à votre maître.
SAMMY. — Je ne suis pas le valet de M. le comte. Je suis Sammy, le masseur de ces messieurs, leur prévôt d'armes et leur professeur de main plate — leur camarade, leur confident. Je puis me charger d'une commission.
l'huissier. — Dites donc à M. de Lanspessa qu'il s'agit de la créance Sauvageon et fils, et que je repasserai.
SAMMY. — Je ne vous engage pas à revenir plus tôt que six heures et demie.
Ces messieurs ne souffrent pas qu'on les trouble dans leurs occupations physiques, et ils ne recevraient assurément pas, même un huissier, avant que leur manucure {Il la désigne.) leur ait refait des ongles présentables.
l'huissier. — Tiens, madame Laveuve ! Bonjour.
M"*^ LAVEUVE. — Bonjour.
l'huissier. — Je reviendrai à six heures et demie. Au revoir, madame Laveuve.
M'"*' LAVEUVE, — Au revoir.
L'huissier se retire, suivi de son clerc.