SCENE Ylll
Les Mêmes, Un domestique
LE domestique. — Madame la baronne veut-elle recevoir miss Branksmere ?
CATHERINE. — Ah uon!... (A Reniicquin.) Est-ce que je peux? Est-ce que je suis en état?
RENNEQUIN. — Renvoie-la ! Tu vas te gêner? Je m'en moque un peu de miss Branksmere, à présent !
CATHERINE, lui saisissant les poigfiets.
— Qu'est-ce qu'elle vient faire ici?
Qu'est ce qu'elle me veut? {Un temps.) Il faut que je la voie. {Elle s'approche d'une glace, essaie cV effacer les traces de larmes, d'arranger ses cheveux. Geste de découragement. Au domestique.) Priez-la de ni'attendre. Faites-la entrer ici. Dites-lui que je suis sortie, mais pour un instant, que je vais rentrer, que je lui en voudrais beaucoup si eile ne m'attendait pas. C'est monsieur qui vous aura dit cela. Allez. {Le domestique sort, à Rennequiu.) Viens, toi. Mais si, mais si, je veux la voir, moi ; mais je ne veux pas que tu l'aias vue d'abord, et que tu lui aies parlé. Et puis ne me laisse pas seule, viens...
Ils sortent, la scène reste vids un instant. Le domestique reparaît introduisant Liban.
Un Domestique, LILIAN
LE domestique, poursuivant une phrase commencée dehors. — ... Et monsieur m'a dit que M'"'' la baronne serait certainement très fâchée si mademoiselle ne l'attendait pas.
LILIAN. — Je l'attendrai.
Le domestique sort. Lilian reste seule un instant. Puis Lanspessa entre.