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habituellement suivie d’une douleur atroce sus-orbitaire et temporale, se terminant souvent par un ‘engourdissement très prononcé d’un côlé de la face, atteignant la langue et s'étendant dans le bras. Bien plus, dans quelques-uns des plus violents paroxysmes, il avait eu une aphasie très prononcée mais non compliquée,
« Le parallélisme entre la migraine et l’épilepsie, écrit Wood, est vraiment si complet qu'il semble d’abord difficile d'échapper à la conviction que nous avons affaire à deux troubles étroitement reliés. Nous sommes renforcés dans notre conclusion par des cas tels que celui de cet homme, et chez lequel les symptômes semblent mi-épileptiques et mimigraineux. Pour montrer toutefois la rareté de ces cas, je peux dire que dans une expérience .qui comprend certainement des centaines de cas d’épilepsie et de très nombreux cas de migraine, J'ai vu séulement deux cas, outre celui-ci, dans lesquels il n’y avait aucune raison de suspecter la coexistence des deux troubles. Dans un cas, il y avait des paroxysmes de migraine et d’épilepsie à la fois, une forme me paraissant remplacer l’autre. Malheureusement je ne puis mettre la main sur les-notes prises sur ce cas. Dans le second, qui était remarquable par le caractère de ses auras visuelles, il m'a paru impossible de décider si le délire et la perte de connaissance, et je ne pus observer personnellement ni l'un ni l’autre, pouvaient être considérés comme épileptoïdes ou hystéroïdes. » Voici l'observation
OBservarion XXXI. A. (Wood.)
La malade était une dame de 24 ans. Tandis que sa mère ne soufirait pas de maux de tête, sa grand'mère avait soullert de la même sorte d'accès qu'elle-même. Dans ce cas, les paroxysmes étaient très violents, commençant souvent par un frisson, mais ayant presque toujours une aura visuelle à caractère variable. Parfois cette aura prit la forme d’une véritable mégalopsie, ses mains et les objets du voisinage croissaient en dimensions jusqu’à ce qu'ils fussent
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« terriblement grands », et les choses de sa chambre devenaient finalement plus que double de leurs dimensions naturelles. Dans quelques paroxysmes, cette mégalopsie fut remplacée par la vision de la défunte tante ou de la grand'mère vêtues comme pour le cereueil, flottant dans l’air. Dans les plus violentes attaques, la malade serait devenue activement délirante et, dans un grand nombre de cas, ce délire se serait terminé dans la perte de connaissance.
« Sommes-nous bien sûrs, pour croire à une relation étroite entre la migraine et l’épilepsie, qu'il existe réellement un lien de connexion héréditaire? Ma propre observation semble montrer que les deux troubles n’ont pas de connexions familiales, et je pense être en accord avec l'observation commune. Si quelque recherche sur ce sujet existe dans la littérature, il a échappé à ma lecture où à ma mémoire. »
En ce qui concerne le cas actuel, l’auteur dira au patient qu'il est atteint de migraine; mais il avertira le médecin de la famille et les parents que ce peut être de l’épilepsie. Il base son diagnostic sur les attaques avec perte de connaissance et les convulsions qui précédaient la série de paroxysmes; sur la tendance qu'ont eu les paroxysmes à survenir en groupes; sur l'actuelle déchéance des facultés mentales. Bien plus, le patient avait des attaques nocturnes dans la première période de la maladie; c’est une raison pour suspecter que durant les deux dernières il ait eu des attaques nocturnes qui aient échappé à l'attention.
. L'article du traité de Grasset et Rauzier met au point pour l'époque les acquisitions sur la migraine. On y lit :
« Comme phénomènes concomitants et complications, on a noté surtout l’aphasie, puis les troubles de la sensibilité (fourmillement, endolorissement, sensation de froid), quelquefois attaques épileptiformes (il ne faut néanmoins pas confondre ces cas avec les troubles oculaires prémonitoires de l’accès d’épilepsie). Charcot a donné le nom de migraine ophtalmique accompagnée aux formes dans lesquelles les troubles sensoriels et la céphalée se compliquent de troubles mo-
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teurs sensitifs où d’aphasie. La motilité peut aussi être atteinte dans la migraine. Ce sont quelquefois des tremblements, des secousses convulsives dans les muscles du côté malade; le sourcil est plus élevé que l’autre; la figure prend une expression grimaçante et asymétrique par l’action prédominante des muscles du côté atteint. Les phénomènes peuvent même se généraliser et on a alors une névrose convulsive plus grave. D'autres fois, c’est l’akinésie qui complique le tableau; on observe de véritables hémiplégies. Sanndby a décrit une migraine avec ptosis de même que Robiodis et Nicati... Charcot a récemment décrit la migraine ophlalmoplégique..…. Enfin, dans quelques cas, il y a aussi des troubles de la parole aphasie complète ou incomplète, avec intégrité de l’intellisence. Liveing a signalé quelquefois l’incoordination de la pensée et l'amnésie. Ces signes coïncident habituellement avec une hémiplégie ou une hémi-anesthésie à droite, quelquefois avec une paralysie bilatérale, mais jamais avec une paralysie gauche. Tous ces phénomènes disparaissent avec l'attaque de migraine... »
G. Mingazzini décrit, en 1895, la dysphrénie hémicranique transitoire. Voici les quatre observations qui servent de base à cette étude :
OBsERvATION XXXIT. A. (Mingazzini in Muselli).
Pierrette V..., 20 ans. Rien à signaler dans l’hérédité.
La malade raconte qu'après l’âge de cinq ans, elle souffrit d’attaques convulsives, rattachées par les parents à une peur. Il semble qu'elles allèrent sinon diminuant de nombre (puisqu'elles pouvaient se répéter jusqu'à deux fois par jour, aux dires du sujet), du moins de force. Il n’y avait point perte de conscience; la malade signalait une sensation douloureuse qui montait de l’épigastre vers le larynx, lui faisait serrer les poings, battre les paupières et murmurer : « Oh! mon Dieu! » Cela durait si peu que, assure la malade, la famille ne s’en élait jamais aperçue; elle s’asseyait et tout se dissipait. Vers l’âge de quinze à dix-sept ans, ces attaques, tout en diminuant de