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ENSEIGNES ASSYRIENNES

de l’arbre sacré, une réduction du scarabée, une combinaison du globe solaire avec le croissant de la lune, etc. Toutes ces dérivations peuvent être fondées. J’ai naguère essayé de le rattacher au globe ailé, en termes, à la vérité, hypothétiques, mais encore trop exclusifs, faute de faire une part suffisante à l’intervention d’autres figures dans la genèse de ses formes (i). Aujourd’hui je serais plus porté à admettre qu’il a été d’abord un instrument, une arme, une enseigne religieuse ou militaire graduellement modifiée par son contact avec d’autres représentations figurées, parmi lesquelles le globe ailé.

On observe dans les bas-reliefs de l’Assyrie des enseignes militaires, peut-être prototypes du labarum constantinien, qui consistent en un large anneau placé au sommet d’une hampe et ceint de deux bandelettes flottantes.

Fig. ii3. Enseigne assyrienne.

(1) Bulletin de Y Acad. roy. de Belgique, t. XVI (1888), pp. 638 et suivantes.

Placez au sommet de cet anneau — que M. Perrot (i) n’hésite pas à mettre en rapport avec le cercle formant la ceinture d’Assour dans certaines adaptations solaires du globe ailé (voy. plus haul,fig. ioo, p. 263) — soit les cornes symboliques de la puissance divine chez les Mésopotamiens, soit le croissant si fréquemment accolé au globe dans l’imagerie religieuse des Phéniciens, et vous obtiendrez incontestablement l’image du caducée punique.

On remarque, sur des monuments hettéens, des caducées que termine un globe en relief, surmonté d’une vraie paire de cornes, — particularité que nous retrouvons sur une amphore tyrrhénienne reproduite par De Witte et Lenormant.

Fig. i 14. Caducée hettéen. Variété de caducée grec.

(Perrot et Chipiez, t. IV, fig. 3S3.) ( Monuments cèramogr ., t. III, pl. 36 a.)

Le résultat est le même si l’on renverse certains globes solaires de la Phénicie, qui sont tout simplement une réduction du globe ailé de l'Égypte,

(i) Perrot et Chipiez, t. II, p. 5 1 fî.

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