COMBINAISONS DU CADUCÉE ET DU GLOBE AILÉ
comme on le reconnaît aisément aux deux uræus qui les encadrent et aux toufiês de plumes qui les surmontent (fig. 11 5 a).
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Fig. ii5 (i).
Il n’est pas jusqu’aux uræus qui, dans cette position, ne donnent le décalque des banderolles flottant sous le caducée phénicien (fig. 116 a et b), aussi bien que sous l’enseigne assyrienne (fig. 1 1 3), et encore observables dans les stemmata de certains caducées grecs.
On trouve, dans un cylindre sarde, reproduit par MM. Perrot et Chipiez, une curieuse dégénérescence du globe ailé, où les appendices ornithomorphes se réduisent à une queue pennée (fig. 1 1 5 b). Sauf que les cornes ont pris en même temps l’aspect d’une fourche, on ne peut manquer d’être frappé par la ressemblance de ce symbole avec ceux des caducées phéniciens, où
(1) a Voy. plus haut, fig. g5. — b Scarabée sarde (Perrot et Chipiez, t. III, fig. 464). — c Sculpture persépolitaine (Guigniaut. Op. cit., t. IV, pl. XXII, fig. 1 17 a).
le disque semble s’appuyer sur un fût conique (fig. ii 6 a). Ailleurs, les cornes font défaut, notamment dans un globe de Persépolis qui repose également sur une queue triangulaire; seulement, ici les uræus se sont abaissés de façon à former plus nettement la transition avec les bandelettes (fig. n5 c).
Fig. 116. Caducées libyques (i).
Il y a lieu de remarquer que le globe ailé était quelquefois porté en guise d’enseigne au bout d’une hampe (fig. 117), à l’instar du caducée et de l’enseigne assyrienne.
S’ensuit-il que le caducée soit forcément une dérivation du globe ailé? O11 peut également admettre, et c’est sur ce point que je voudrais insister, qu’il ait une origine indépendante et qu’il ait subi ultérieurement l’influence du globe ailé, ou
(1) a W. S. W. Vaux. Inscriptions in the Phœnician character. Londres, »863, pl. I, fig. 2. — b PI. Vil, fig. 20.