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LES QUATRE POSITIONS ANNUELLES DU SOLEIL

aux symboles 19, 20, 21, 22 et 23, où ce n’est plus la croix gammée qui se trouve inscrite à l’intérieur ou à côté des disques, mais où ce sont les disques qui se cantonnent entre les bras de la croix gammée. Peut-être aussi les combinaisons reproduites au bas de la planche proviennentelles directement de la croix équilatérale à disques cantonnés entre les branches fp. Cette dernière, après avoir décoré les poteries d’Hissarlik, ainsi que les plus anciennes monnaies de la Lydie, s’est perpétuée jusque dans les monnaies et les blasons du moyen âge chrétien, en passant par les poteries des palafittes en Savoie, plus tard par les nombreuses monnaies gauloises, où les disques des cantons se transforment parfois en rouelles et en croissants (1).

M. Gregvoit, dans ces quatre disques ou points, des étoiles ou des petits feux (2). Je me demande ce que des feux viendraient faire ici. Autant valent les quatre clous d'Emile Burnouf. J’aime bien mieux croire qu’ils ont été à l’origine, conformément à l’interprétation ordinaire du disque, des représentations du soleil; — et ces soleils, pour appliquer l’expression de Guignaut, ne représentent-ils point peut-être « toujours le même soleil », sur un point différent de l’horizon céleste?

(1) L. Maxe Werlv. Monnaies à ta croix, dans la Revue belge de Numismatique. Bruxelles 1879, pl. XII et XIII.

(21 Greg. Loc. cit , p. 296.

DE LA CROIX GAMMÉE OU TÉTRASCÈLE.

L’hypothèse que la croix gammée symbolise le mouvement du soleil a rencontré l’objection que les anciens ne connaissaient pas la rotation de cet astre sur lui-même. Mais il ne s’agit pas ici, à proprement parler, d’un mouvement giratoire. Ce qu’on a voulu marquer en recourbant les rayons du disque, c’est le mouvement de translation circulaire dans l’espace, qui paraît animer le soleil pendant le jour ou l’année. La preuve en est dans le symbolisme de la roue qui a également servi à représenter la marche du soleil, sans pour cela impliquer la connaissance de la rotation solaire. Un rite antique qui se rencontre dans diverses branches de la famille indo-européenne consistait à faire le tour d’un objet qu’on voulait honorer ou sanctifier, en lui présentant le côté droit, c’est-à-dire en suivant la direction apparente du soleil. Connu dans l’Inde sous le nom de pradakshina, encore pratiqué par les bouddhistes du Tibet autour de leurs stèles sacrées, cet usage s’est maintenu jusqu’à nos jours dans diverses parties de l’Europe. Le docteur Mac Cleod raconte que les montagnards d’Ecosse, quand ils venaient souhaiter le nouvel an à son père, faisaient ainsi le tour de la maison, pour en assurer la prospérité pendant l’année. A Saint-Fillan on accomplissait cette circumambulation, qui se nommait dcasil (deisul), autour d’un puits miraculeux, auquel on

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