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CHAPITRE IV

SYMBOLIQUE ET MYTHOLOGIE DE L'ARBRE

I. L’arbre sacré et ses acolytes. — L’arbre dans l’art et la symbolique de la Mésopotamie. — Ses acolytes affrontés. — L’arbre entre deux animaux ou deux monstres ; adoption de ce thème par les Perses, les Phéniciens, les Grecs, les Hindous, les Arabes, les chrétiens. — L’arbre entre deux personnages humains; ses migrations en Perse, dans l’Inde et dans l’Extrême-Orient. — Traits caractéristiques des images dérivées de ces deux types. — La variété de certains détails n’empêche pas la parenté des combinaisons symboliques. — Substitution d’objets sacrés à l’arbre entre les acolytes affrontés.

II. Interprétation de l’arbre sacré chez les Sémites. — L’arbre sacré ne représente pas seulement une plante vénérée pour ses services. — Simulacres de la déesse de la nature ; les asherim. — La représentation de la fertilisation artificielle du palmier devenant, en Assyrie, le symbole de la fécondation en général. — Mythes et symboles relatifs à l’arbre de vie. — L’arbre cosmogonique dans les textes cunéiformes. — L’arbre de la science. — La plante-calendrier ou arbre lunaire.

III. Les arbres paradisiaques des Aryas. — Arbres mythiques des Hindous. — L’arbre de la science chez les bouddhistes et ses rapports avec l’arbre cosmique. — Luttes pour les fruits de l’arbre. — Mythes analogues chez les Perses, les Grecs, les Scandinaves. — Jusqu’à quel point cette analogie de traditions dénote une même source. — Rencontres logiques dans les applications du symbolisme végétal. — Enrichissement et rapprochement des mythologies par l’emprunt réciproque des mythes et des symboles.

l’arbre sacré et ses acolytes.

L’arbre est un des sujets les plus répandus et les plus anciens dans l’iconographie sémitique,

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surtoul en Mésopotamie (1). Il débute, sur les cylindres de la Chaldée, par une tige à double pied, que surmonte une fourche ou un croissant et que coupe, à mi-hauteur, une ou plusieurs barres, parfois chargées d’un fruit à chaque extrémité.

Fig. 5i. Formes rudimentaires de l’arbre sacré (2).

Celte image rudimentaire passe fréquemment aux formes du palmier, du grenadier, du cyprès,

(1) Joachin Menant. Les pierres gravées de la Haute-Asie. Paris, 1 883- 1886, t. I, fig. 41, 43, 71, 86, 104, 1 1 5, 120, 121 et 142; t. II, fig. 11, 1 3, 17, 18, 1 g, 36, 41 , 54 à 61, 85, no, 208, 21 3, etc.

(2) Voy. fig. 46. Le litt. a est emprunté à un cylindre chaldéen (J. Menant, Pierres gravées, t. I, fig. 71); b, à un cylindre de Ninive (Layard, Monuments of Nineveh, 2® sér., pl. IX, n° 9); c, à un cylindre chaldéen (J. Menant, Pierres gravées, t. I, fig, 1 15); d, à un cylindre assyrien (Perrot et Chipiez, Histoire de l'art dans l'antiquité, t. II, fig. 342).

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