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ARBRES CONVENTIONNELS D’ASSYRIE

de la vigne ou de quelque autre plante grimpante (11g. 5z).

Fig. 52. Variétés d’arbres sacrés (1).

Sur les monuments de Nimroud et de Khorsabad, à partir du dixième siècle avant notre ère, l’arbre devient plus complexe encore; on le croirait parfois composé de fragments appartenant à diverses espèces de plantes. La tige, qui fait songer à une colonne ionique richement décorée, est couronnée d’une palmette; le pied se cache derrière un bouquet de feuilles effilées qui, dans certains cas, rappellent notre Heur de lis (fig. 5z d ) ou repose sur une paire de cornes évasées qui se répète à la cime et même au milieu du tronc (fig. 53). Des deux côtés se détachent symétriquement des branches qui portent à leur extrémité des fruits coniques (fig. 53 b) ou des feuilles en éventail (fig. 53 c). Quelquefois les bouts de ces

(1) a (Menant, Pierres gravées, t. I, fig. 86); b (Lajard, Mithra, pl. XXXIX, fig. 8); c (Perrot et Chipiez, Histoire de l'art, t. II, fig. 235); d (Sceau de Sennachérib, Menant, Pierres gravées, t. II, fig. 85).

l5o SYMBOLIQUE ET MYTHOLOGIE DE l’aRBRE.

branches sont reliés par des bandelettes qui forment un lacis de reflet le plus gracieux (i).

Fig. 53. Arbres conventionnels des bas-reliefs assyriens.

(1) Layard. Monuments of Nineveh, irc série, pl. 6. 7, 8, 9. 25, 39, 44. — G. Rawlinson. The fine great Monarchies of the ancicnt Éastern World. Londres, 1862-1867, t. II, pp. 236-237. — Voyez aussi passim dans l’Atlas annexé par Félix Lajard à son Introduction à l'étude du culte de Mithra.

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