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SYMBOLIQUE ET MYTHOLOGIE DE LARBRE
Bien plus, marchant sur les traces des Assyriens, qui avaient inséré dans l’arbre des détails absolument étrangers au règne végétal, plus d’un culte a quelquefois remplacé la plante elle-même par d’autres objets sacrés.
Ainsi les Phéniciens y ont mis une colonne (i); les Perses des pjrées ou autels du feu. Le groupe qui surmontait la célèbre porte de Mjcènes représentait certainement un objet de cette nature entre des lions affrontés.
Fig. 55. Cylindre perse.
(Ch. Lenormant, dans les Mélanges d'archéologie, t. III, pp. i3o et i3t.)
Fig. 56. Porte de Myccncs. (SchuemaNN. M y cènes).
Sur un cylindre hettéen ou phénicien, l’arbre
représenter l’arbre de la tentation, la plante qu'il préférait : le figuier et l’oranger en Grèce, la vigne en Bourgogne et en Champagne, le cerisier dans l'Ile-de-France et le pommier en Picardie.
(1) Voy. un vase peint du cabinet de Blacas. ( Mèm . de l' Acad, des inscr. et bel.-lett., t. XVII, pl. VIII.)
OBJETS SACRÉS SUBSTITUÉS A l’aRBRE.
est remplacé par un globe ailé, monté sur une hampe.
Fig. 57. Cylindre hettéeti.
( Collection de Clercq, t. I du Catal., pl. XXVIII, n° 289.)
Les bouddhistes introduisirent dans l’image leurs principaux « joyaux », comme on peut en juger dans la représentation suivante d’un petit autel portatif, où l’objet, dessiné entre deux animaux accroupis, figure peut-être l’emblème aslronomique des neuf planètes, le nava-ratna, emprunté aux hindous par la symbolique bouddhique.
Fig. 58. Symbole tibétain.
(Hodgson Journ. de la Roy . Asiat. Soc., t. XVI II, ir« ser., pl. I, n° j8.)
Enfin, les chrétiens y substituèrent divers objets sacrés, dont nous nous sommes déjà
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occupé, et principalement la croix, qui est, elle aussi, un arbre de vie (i).
Fig. 5g. Bas-relief d’un sarcophage. Fig. 6o. Tympan de Little Paxton (Angleterre).
(Mil. I. IN. Voyage dans le Midi, pl. LXV.) (Ed. Keyser. Arc/ueolfigin, t. XLVII, p. jf6 )