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LA MAIN DE DIEU

dont il est difficile de contester les origines sémitiques, alors même que nous ne pouvons saisir toutes les étapes de la route qu’il a suivie pour arriver jusque chez nous.

La symbolique chrétienne a souvent représenté Dieu le Père ou la Providence, « la main de Dieu », par une main qui sort d’un nuage. Dans quelques-unes de ces ligures, le bout des doigts laisse échapper des rayons, « comme si c’était un soleil vivant », fait observer M. Didron dans son Histoire de Dieu, et une miniature du IXe siècle qui se trouve à la Bibliothèque nationale de Paris montre la main divine au centre d’un nimbe crucifère.

Fig. 8. Main de Dieu.

(Didron. Histoire de Dieu , p. 32.)

M. Gaidoz a rapproché cette figure de certaines amulettes gauloises : les « rouelles » solaires, formées de quatre rayons, à travers lesquelles est passée une main (i).

(i) H. Gaidoz. Le dieu gaulois du soleil et le symbolisme de la roue. Paris, 1886, p. 64.

Les deux symboles n’auraient-ils pas leur prototype dans une figure observée sur un obélisque assyrien où il s’agit d’un disque solaire qui laisse passer une main tenant un arc?

Fig. 9. Cylindre assyrien.

(Rawlinson. The five great Monarchies, t. II, p. 233.)

La représentation de la main ouverte et levée, en vue de figurer la puissance divine, est, du reste, commune à toutes les branches de la race sémitique; elle apparaît déjà chez les Ghaldéens, où un cylindre, d’origine babylonienne, présente une main levée qui sort d’une pyramide à étages, entre des personnages dans une attitude d’adoration; c’est absolument le type de notre « main de justice ».

Fig. 10. Cylindre chaldéen.

(Lajard. Mithra, pl. XXVII, fig. S.)

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