‹ La migration des symbolesChapitre 75 sur 120 · IÔ · texte numérisé non relu

IÔ

SYMBOLIQUE ET MYTHOLOGIE DE l’aRBRE.

des Finnois, au point qu’il ne nous est plus possible de faire la part exacte des deux éléments.

L’archéologie comparée . montre clairement comment s’opèrent ces échanges, quand elle fait voir le type mésopotamien de la plante sacrée adopté par les Perses pour figurer leur arbre d’immortalité ; par les bouddhistes, pour représenter leur arbre de la sagesse ; par les chrétiens, pour symboliser leur arbre de la tentation.

Chaque race, chaque religion possède un type indépendant, qu’elle conserve et développe suivant l’esprit de ses propres traditions, mais en le rapprochant, par les détails et les accessoires qu’elle y ajoute, de l’image équivalente adoptée dans la plastique de ses voisins. Ainsi, le courant qui fait fleurir le lotus de l’Egypte sur l’arbre paradisiaque de l’Inde a son contre-courant qui fait grimper X asclepias acida de l’Hindou-koush sur la plante sacrée de l’Assyrie. L’art et la mythologie se conforment, en ce point, aux procédés habituels de la civilisation, qui n’est pas le fruit d’un arbre unique, mais qui s’est toujours développée par greffes et par boutures entre les rameaux les mieux doués de l’espèce humaine.

Page 1