LE GLOBE AILÉ DANS LE NOUVEAU MONDE
rique centrale, sculpté sur un rocher cle la Nouvelle-Ségovie.
M. Robert Sewell estime que ces moustaches sont imitées des banderolles assyriennes ou des uræus égyptiens(i). Mais ici la ressemblance peut très bien être accidentelle, et le choix d’un globe ou d’un visage muni d’ailes ou de plumes, en vue de symboliser le soleil, est une combinaison trop simple pour qu’elle n’ait pu se produire d’une façon indépendante dans le symbolisme de peuples étrangers l’un à l’autre.
D’autre part, M. d’Eichthal a cru reconnaître dans les ruines d’un sanctuaire, à Ocosingo, près de Palenque, un fragment d’aile d’un globe, sculpté au-dessus d’une porte (2). Mais il s’en faut que le globe soit dessiné avec assez de netteté pour qu’on puisse se rallier sans réserve à cette conclusion.
(1) Early Buddhist Symbolisai, dans le Journal de la Roy. Asiat. Soc., t. XVIII (nouv. sér.), p. 397.
(2) Revue archéologique de i865, t. Xt (nouv. sér.), p. 490.
Fig. 109.
(Journal de la Roy. As. Soc., Londres, t. XVIII (nouv. sér.), p. 397.)
Enfin , nous trouvons parmi les bas-reliefs d’Uxmal, au Yucatan, un dessin géométrique dont l’appendice inférieur rappelle singulièrement la queue pennée de certains globes assyriens, phéniciens et perses (1). Mais ce sont là des détails isolés, et c’est l’ensemble de la combinaison représentée par le globe ailé qu’il faudrait rencontrer, dans toutes les conditions d’authenticité désirables, avant que nous puissions conclure à un cas de transmission réelle.
Eig. iio. Symbole solaire à Uxmal.
(Publications du Bureau of Ethnography, t. Il, pl 57, na 5.)